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Mois : mai 2017

Regards & questionnements

Derrière l’œil de Plexiglas se cache les regards ambrés aux miroirs d’argent.
La clarté découpée par les blés infernaux recrache les horreurs agacées.
Au-delà de l’iris, par-delà le pont des âmes
A travers les canaux ténus où la justesse de l’aurore martèle la nuit glaciale
L’obscurité détruit des mousses de la face nord, humide et protégée.
D’où viendrait les perturbations corrosives aux relents de colère
Qui grappille à petits feux le territoire de la satisfaction maladive ?

Miroirs miroirs

Le reflet des perles nage dans les creux
Subsistant sans mal dans les orchestres d’ignorance
L’agonie ambitieuse des corps éclatants
Dans un magnifique gouffre souriant
Un affre de délires
Des pincements déchirants
Petit ciel de campagne implorant une saine colère
Il regarde d’où vient la diffraction de l’amour
Quand chaque goutte perle sur son reflet

Ecartement et envol

Les plumes envolent et tournoient
Vers une pente arrachée à la cime
Les ailes se déploient lentement
Puis s’ajustent sur l’homme qui décolle
De ce sol où il était doué
Il s’élance vers les cieux
Dans une trajectoire courbe
Téméraire je poursuis son ascension
Quitte le sillage de la voie du vent
Parcourir dans le ciel qui s’offre à lui
Plus haut, plus loin, à l’infini
Rien ne semble impossible à celui qui vole
Il agite ses bras jusqu’à se paralyser de douleur
Dans l’air vigoureux qui le porte
Vole ô homme de paille
Laisse-toi virevolter dans cette plainte
Soumets les lois de la Nature
A la puissance dédaléenne

Ne jamais renoncer

Le vent insouciant accompagne le mouvement étrange
De ces paroles angéliques renaissent sur les côtes
Les nuitées de stupeur semblent divaguer
Vers les terreaux indélébiles écartés des trésors
Aucun des taureaux difformes ne saura jamais
S’il doit porter aux nues le nom des choses
Partie pris s’il en est autour de la patience écarlate

La lettre

Le petit coffre de bois
Enfermé dans la poussière
S’ouvre au temps d’après le présent
Pour préserver son souvenir
Radieux
Collé sur le grand tapis rouge
Griffonné sur un papier sale
Une lettre reste en son fond
Indiquant au milieu du vide
Que quelqu’un aima ici

Anonymat

Le mutisme des années prolongées dépasse la violence
Des corps affaiblis par ce sang qui coule lentement
Frissons de contexte
La puissance des propos ne dépasse plus
Le silence complexe
Des corps affaiblis par la latence
Du corbeau noir aux étranges hululements

Une fin

Je m’observe dans le miroir
La souffrance dans les yeux
Débutant avec mes peurs
Pour soulager l’échine de la vie
Qui fuit le retour de ses pas
Viens reviens dans ma mémoire
Et grave de tes griffes
La terrible peine de ton absence
Absorbe la vitalité qui reste
Et fusionne les sentiments
Le mensonge fera le reste
Le ciel qui s’égrène au-dessus de moi
Symbole de liberté
Contemplé par un tournoiement
Dans un ballet élégant de légende
Les nuages tournoient autour de moi
Tentant d’étouffer la tristesse
Coiffant la mort que je regarde partir
Sans voix sans moi

Voile temporel

Stupeur. Dans les factions chimériques
Il existe parfois des essaims de fortune
Torturant la plénitude
A la soirée de la boussole
Et des accidents brossés
Terres de brume
Terre brulée
La contrainte ne fait plus réagir
L’âge tournant dans le temps
Banal

Archétype

Perspectives d’ennuis dans la colère
Démystifiant les aléas suspensifs
Une forme quelconque glisse
Et stoppe la vie écarlate
Nuisant à toute imposture.

Sacrifices & politesses

Les philosophies d’antan menacent
La tranquillité aquatique des dépenses
scientifiques et censées
L’esprit de ses enfants sages
Règne sur l’apatride nations pères
Née d’un dé, d’un fil et d’une aiguille
Là où les secrets de leurs coffres forts.
Rempli de vérité et le bonheur
Adorant les maritimes pensées
Ils cherchent les plaisirs divins
Rien de mieux pour les communs
Pas de sacrifice inopportun.