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Mois : mai 2017

De nuit

Dans l’aube des pétales
De ce ruisseau d’avril
L’innocence de l’âge
Etant là, immobile
A côté du puis de lune
Les bois arrivistes
Hululent à la mort
Leurs vies fatalistes
La courbe de l’espoir
Entre la rive et les étoiles
Demande quelle longue haleine
Pourrait marier les dunes
Deux pierres froides répondront
Que le massif du soir
À l’aube de la mémoire
S’enfouit dans la forêt

Les frères

Dans les lagunes de l’écarlate résonance
Fulmine les gondoles laconiques
De cette révolution aux allures lumineuses
Les rejets de tempérament se traduisent
En laitages amers habitués aux réalités sentimentales.
Les amants persécutés par la colère synthétique
Prouvent que cette agonie structurelle
Fondue dans les pavillons solitaires
Provoquent des baisers aux relais révolutionnaires.
Les ruines clairsemées de la ferronnerie
Rugissent leur mortelle emprise
Une tempête de fortune saillante.

Indicible

Les recueils des moissons avariées
Vraiment selon les régions sacrées.
Fureurs des humiliations
Suspens aux atteintes indélébiles
Saignant les bloque
Gestes incroyables
Humiliant ce qu’ils ont de plus chers
Dans l’antre machiavélique
Des paraboles interdites

Souvenir d’un orgasme

Maitriser le temps requiert une habileté dans la gestion de l’espace
Sculptant le faciès de l’outrage des aiguilles
Aiguisées qui façonnent l’apparence humaine des guides
Stratège du passé, intégriste de présent
Il dévie dans son sommeil intellectuel
l’héritage de la défaillance des nostalgies déifiées

Et si ?

Et s’il suffisait que tu me regardes
pour que je tombe amoureux de tes
grands yeux bleus ?
Chute mortelle qui me conduit
au plus bas de ce que je suis
quand un jour tu as imposé
cette existence qui t’importait.

Une idée de la fin

Le vent qui s’est levé affole les feuilles
Agite les branches où comme l’écume
Le feu qui grouille massacre la mousse.
A l’heure de vérité rugit la terre d’origine
De ces annexions passagères
Des cylindres coniques
Tombés de la terre comme des pins
Qui meurent faute d’eau potable.
Une explosion dévaste le sol.
Rien ne résiste au brasier
Éclairé par les étoiles de la nuit
Spectateurs illuminés
D’un sidérante scène funèbre

Matinée

L’imagination dévastée par cette cruelle réalité
Le conduit à ne plus vouloir la vivre
Coupé de son bonheur d’écume
Anéanti par le trop plein de physique
Il attend que le surréalisme le gagne
Comme un enfant attend ses rêves le soir
Impatient dans sa peine
Il écrit sans plaisir en n’exprimant
Rien d’autre que la grisaille de ce qu’il voit
Il décrit tout
Mais n’écrit rien
En panne de ce qui lui fait
Chaque matin
Ouvrir les yeux et se lève
Malgré l’incompréhension qu’il a de cette morne vie

La mort dans l’âme

Le poète est mort
Endormi sur un vers de Terre
Celle qui l’a porté
Sans jamais le comprendre
S’est-il un jour lui-même compris ?
L’a t’il seulement voulu ?
Est-ce vraiment nécessaire ?
Seul, son corps blafard
Trône pour rien
Ni personne
Pas une consomme pour le pleurer
Lui qui console tant de voyelles
Vomit son chagrin versifié
Dans une tempête déchainée
Froide et insondable
De mots infinis
De phrases éternelles
Egaré du néant
Il se laisser guider
Au de la du vide
Par-dessus le rien
Inaugurant ce que personne après lui
N’ira jamais fumer de sa présence
Le poète est mort
Mais sa poésie vit
Luit
Sur ses pages qui jamais ne s’éteignent
Des paragraphes qui jamais ne ternissent
Peut-être qu’un jour
Quelqu’un donnera de son temps
A cette fervente prose qui s’ignore
Inanimée par le départ
Lais vive et prête à bondir
Sur quelque œil qui s’attarderait sur elle
Le poète est mort
Mais sa poésie survit

Gabegie

Le givre du son sang caillé
Perdu dans les expiations de conquête
Accède à une vitesse indue
Aux aménagements du cerveau.
Sa lâcheté vole au secours
De cet être étrange et empire
Qui restent à jamais
Ce que la morale réprouve.