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Mois : juin 2017

Chute

laisse moi m’enfoncer
dans ce lit de soleil
claque mon visage entre tes pages
tel l’oubli de la feuille séchée
pétales en tissu mince et doux

tu es la libellule d’été
aux ailes teintées de vitraux
partant vers la folie atone
d’un mois de juillet
qui refuse mes avances

Ce bruit

Je sais que je suis seul dans cette chambre. Je sais que je suis seul dans ce monde. Être seul ne m’effraie pas. Mais être seul ne veut pas dire que je ne comprends pas ce qui ce passe. J’ai quatorze ans. Je suis seul, mais j’entends ce bruit.

Ce bruit que j’entends pourrait être le battement de mon coeur. Instable, incohérent, il est toujours là. Ma mère. J’entends un bruit dans sa chambre. Autant que je le peux, je me connecte aux mouvements du couloirs pour écouter le bruit de la peur. Je peux ressentir cette peur que je n’ai plus besoin de cacher. Je peux l’entendre, entendre le bruit des pleurs, des coups et des plaintes. Plaider pour ma propre survie dans ce monde où je me cache. Tout ce que je fais, je le fais pour ce monde de différence.

J’espère qu’elle va bien. Couvrant mes yeux pour ignorer la souffrance des bruits, je me balance d’avant en arrière pour empêcher mon esprit de courir trop loin. La pièce se remplit de ces bruits et j’entends désormais la peur qui se rapproche de moi en hurlant, brisant mon regard. Quelques larmes coulent sur mon visage et se brisant sur mon menton. Impossible de dépasser ce bruit qui ressemble à l’eau d’une vague qui se casse sur le rivage. Où alors ? Je cours dans but.

J’arrête. Je suis dans ma chambre, l’esprit perdu dans mes pensées. Le bruit devient plus doux, décoloré, désolation d’un passé incertain qui se brouille avec les souvenirs de demain. Mais je sais que tout recommencera.L

Pour mon ardeur

Le cœur en morceaux
Emietté sur cette feuille
Aux carreaux insolents
Consolant mes griffures
Les cons de crécelle
Tintant dans les larmes
Prisme de lumière argentée

Tournoiement dans les prés
Que rien ne prédestinaient
Aux relents de parfums humés

La secousse des lumières
Egrène les restes sanglants
De la Nature qui se plie
Aux horreurs humaines

Hiver éternel

J’ai toujours aimé la cour de derrière pendant l’hiver. Je m’y reposais le long de la saison, sur un rocking chair en contemplant la neige lisse, tandis que le chien sautillait en imprimant ses petites traces de pas. La vue était romantique comme un livre de Hugo.
Le chien ne pouvait pas comprendre cette beauté. Jamais il ne pourrait apprendre le plaisir de la vision, de la chute de ces flocons frais sur le pelouse bien verte.
Maintenant que je suis vieux, j’attends que mes fils viennent piétiner la poudreuse immaculée. Je sais qu’ils ne viendront jamais. Mon chien est mort, et avec lui l’espoir d’être un jour rejoins dans mes romantiques visions bucoliques.
Je me berce, seul sur mon rocking chair, dans un silence qui me terrifie, en attendant que la mort m’emporte, là où je serai avec lui. Là où l’hiver dure toujours.

Saisie & justice

Nulle trace ne reste de cette invisible cache
Tenue à l’écart par l’étau tiraillant
Entre ses indicibles pinces le cœur défaillant
Où l’aorte pleine se vide vise dans le pourpre lâche

Un émouvant mouvement sur le chemin de conscience
Attenant aux experts de la nouvelle décence
Qui éclaire la ville fantôme éteinte dans la nuit
Tout en mourant sur les cloches qui plus jamais ne tintent

Vers l’avant

L’eau bleue glaciale grillant comme un bijou dans le noir. Il s’agenouilla pour frotter sa main et sentir la fraicheur. Il se sentait comme un cristal liquide alors qu’il lissant sa surface de sa main délicate. Il prit une profonde inspiration avant de pénétrer dans l’eau. Ses jambes tremblaient alors que sa peau rougissait à mesure qu’elle touchait l’eau froide. Il voulait sortir, courir loin du froid, mais resta courageux face à cette nature impitoyable. Son coeur, battant comme un tambour à chaque pas, ne le raisonnait pas. A mesure qu’il entrait dans l’océan, sa peur se noyait comme sa folie. Il pouvait nager vers la liberté.

Adhesion

J’ai vu la chute
De sa délicate petite oreille
Yeux fermés
Lèvres amarantes fendus
Soupirant un regard silencieux

Sa chanson oscillante
Caresse le poids de son corps
De la paume d’un main de velours

Les muscles de son cou
Rythme de l’amour suintant
Faiblesses consumées par la liquidité
De ses hanches parallèles

Je construis la timidité de ses cheveux
Transportant le battement d’ailes
D’un oiseau équestre

Ses mots envahissent
Les denrées rares fouettées
Par le bout de ses griffes acérées

Sa chemise ouverte
Laisse entrevoir sa peau lisse et brillante
Le tirant vers la lumière de l’éclair
Tonnerre des cieux
Tranchant avec la nuit latérale

Alors ses mots se désintègrent
Dans l’air qui l’étouffe dans le vent
Dispersion de ces cendres dorées
Dans un vague paradis bleu
Et personne n’a besoin ou n’a été pris en charge
Pour les posséder

Rumeur d’hiver

Jugé par la glace
De ceux qui conspuent
Fixés dans cette position
Instable et douloureuse
J’attends que se passent
Le temps continu
Douces illusions
Tendres et malheureux

Folie en dix actes

I. Une chanson maudite
Il répondit à l’appel de l’infini,
En parcourant un nouveau monde illimité,
Loin, tellement loin, sans frontières.

Solitaire, il joue une chanson maudite dans les ténèbres profondes,
Une chanson qui pleure son âme.

Pris dans son monde,
Je joue mes chansons dans le vide sidéral,
Sans personne pour les entendre,
Sans personne pour me regarder.

Pour moi il est un héros,
Qui a passé toutes les épreuves
De cette vie qui l’a rendu plus beau.
Ici, il ne sera jamais plus rien.

Ce n’est qu’une chanson maudite qui siffle pour son âme.

Murs en ruines des flammes,
Il ne reste plus rien de nos rêves,
Le ciel s’effondre,
Accablé par un rêve étrange et pénétrant,
Ne craignant pas la noyade.
Devant moi son corps se décompose.

La lueur de vie disparaît des images de son visage,
Les souvenirs deviennent douleurs
Et cette chanson maudite joue pour son âme.

Aucun appel ne sera entendu,
Pas de croix, pas de marques sur votre tombe.
Il est déjà si loin.

Voir son ombre marcher devant lui,
C’est tout ce que je veux voir,
Où est sa voix qui hurle mon nom en écho ?
Pourquoi ses rêves ne peuvent-ils pas être réalité ?
Pourquoi n’entend-il pas mon appel se rapprocher ?

Pour moi il est un héros,
Qui a passé toutes les épreuves
De cette vie qui l’a rendu plus beau.
Ici, il ne sera jamais plus rien.

Le vide froid laissé après sa présence,
Déchire mon âme démesurée.

Ce n’est qu’une chanson maudite qui siffle pour son âme.
En espérant que de l’autre côté il m’attendra.

II. Le regard en arrière
Dernier regarde sur le passé.

L’eau passe sur les vagues implacables de la Seine,
Depuis que je l’ai vu pour la première fois,
Ses désirs solides, son sang rouge,
Implacablement diffus dans la rivière,
Pourtant si confuse.
Si puissante.

Tout a commencé par une locution d’amour,
Terrible confusion,
Pourtant, si honnête,
Se transformant en un désordre rouillant.

Son parfum a changé avec le temps,
Assis en arrière-plan
Regardant un dieu païen,
Prenant soin du temps et de la distance,
Qui d’ici semblait infinie.

Sortie quotidienne,
Tellement proche, mais pourtant si éloignée,
L’impression de croître dans cet univers vaste,
Jusqu’à ce que je lui dise qu’il m’appartient.

Aucun de nous ne l’admettrait jusqu’à ce moment-là,
L’existence probable de l’autre.
Mais pourquoi ?
Pourquoi la torsion stupide de nos destins croisés ?

Le premier saut dans son monde,
Vaste, incroyable, intrigant,
Est un regard dans ses yeux calmes et glacés,
Congélation, sous les flammes des désirs.

Sentiment que je ne peux même pas sentir au maximum,
Que je peux encore moins décrire …
Présence charmante, au-delà de notre monde.

Corruption du réel,
Que je touche sans les gants,
Un amateur devant le ciel.

La chaleur de ses câlins serrés mais doux,
Pourrait devenir si dissuasive,
Tandis que le temps dure encore si longtemps.

Pourquoi sa mémoire me hante ?
Pourquoi me soulève-t-il,
Dans une fosse de désespoir où le passé grouille ?
Pourquoi ?

III. La nuit éparse
Oui, la nuit est passée par le sommeil,
Et sa poésie par la place.
Je dois continuer à l’écrire,
A le décrire de mes mots,
Mais j’espère qu’il ne me décevra pas.

Profonde, noir, épaisse nuit,
Éblouissante de passion brûlante dans mes yeux.
Le clair de lune se répand tout autour,
Dans des parfums intriguants,
Urnes de sang,
Forçant telle force furieuse
Que je le retiens,
Intoxiqué par le vin sucré,
Des mystères nuisibles dans mon esprit embourbé.

Une force convoque autour de moi,
Les forces d’un océan magnanime.
Sois ma dernière aventure,
Sois ma chasse,
Sacrifie-toi à moi,
Et puis, tue-moi.
Transforme moi en néant,
Je veux faire partie de toi.

IV. Le fog
Every day is a blessed time
Where I’m looking for you in the cursed night,
While my heart’s flying freely.

Abandoned in the smoke,
Looking for sighs,
Searching for someone to hold.
I’m imprisoned by your loneliness.

You’re my best friend, you’re me brother,
You’re my lover, you’re me beer,
You’re my derr,
And I see you in my dreamless nights
Turning into sleepless dawns,

Now wrapped in cigarette smoke,
You’re naked body seems calling me.
Giving me a few minutes break.

The smoking noise of pubs became nothing but an empty silence,
The busy londonian streets seem more abandoned, than a ghost dream.
And I’m off…

Where is my home now?
In my own empty world,
In my lonely castle,
Inside your cage,
I just want to love someone.

The silent walls around your world,
Are staring at me.
That’s all that remains.
Through the opened window,
Though the tiny keyhole,
Your nights are captivating my creepy soul.

And you are just a passing mirage.

V. L’échapée
Emprisonné par les ténèbres obscures,
Chuchotant les dernières prières saturniennes,
Que personne ne veut entendre,
Tes yeux mauvais regardent en derrière,
L’attente d’un silence qui gronde,
Quelque injure dans mes oreilles.
 
L’insanité se rapproche,
Dieu aide moi.

Dieu ?
 
Silence.
Sourire maléfique.

Une créature d’obscurité,
Souffle sans cœur,
Et laisse ma bouche,
Une forte saveur de mercure.

Et moi je cours,
J’avance vers notre prochaine étape de vie,
Je cours toujours vers ton corps,
Et je vois,
La terreur m’attendre au coin du boulevard Hausmann
 
Oublie l’espoir,
Personne ne viendra t’aider,
Personne.

Personne.

La douleur s’échoue,
Aux barreaux d’une cellule.
Pourquoi ne s’arrête-t-elle pas?

Parfaitement isolé,
J’attends la colère de tes choix.

Suis devenue fou ?
Est-ce trop tard ?
 
Traîné dans le couloir de ta prison,
Une voix faible m’appelle,
Et lentement, se transforme en rire d’un fou.
Seule la mort me sauvera.

VI. L’horreur
Pourquoi es-tu caché dans le noir ?
Pourquoi porte-tu ce masque ?

Ne blâme pas ma curiosité,
C’est mon seul moyen d’exister,
Depuis que je ne dors plus la nuit,
Caché au fond de l’obscurité,
De ton monde glacial.  

Je construis des murs autour de toi,
Des murs qui me bordent de l’éternité,
Tandis que toi tu dis me voir,
A travers les briques rouges.
Tu prétends pourvoir m’aider,
Alors que je ne souhaite que ton regard bleu.
 
Une nuit de trop,
Où j’étais une fois de plus éveillé,
Mes yeux se sont ouverts en grand,
Cœur battant et palpitant,
Pendant que l’obscurité aspirait la totalité de mon air.
Mon sang coulait froid,
Et le temps s’est gelé dans un morceau d’éternité.
 
Le sentiment familier de l’enfance
Danse des mouvements macabres
Où chaque partie du corps joue leur jeu maléfique
Et aucun d’eux n’obéit à mes volontés.
 
La tension continue de croître,
Je sais ce qui se passe ensuite,
Je continue d’espérer ce désespoir.
 
L’ombre se rapproche,
Je suis sur la défensive,
Craignant de perdre la raison.
Bientôt, mes mains froides coulent sur mon corps,
Juste avant que le serpent ne me traîne dans son trou noir.
 
La lumière du jour touche ma peau humide.
Jeu pervers sans fin.
Notre maladie sans remède,
Cachée derrière ce sourire,
Dilué dans un verre d’eau,
Attend la beauté d’un visage.

VII. Le mur noir
En pensant à toi,
Le passé revient,
Je t’imagine ici avec moi.

Pas besoin de mots,
Je suis heureux de notre silence,
Même si je le criais,
Tu ne comprendrais pas.
 
Entre les barrières,
Je crains que tu ne sois perdu,
Comme une autre victime scandalisée,
Par mes chaînes brillantes,
Se liant avec une ligne sans fin.
 
Dans l’ombre,
J’ai peur de perdre ta main,
D’être bientôt perdu,
Trop loin de ta présence aspirée par le noir.
 
Dans tes yeux,
Je vois le feu antique.
Mes mains atteignent les tiennes.
C’est ô combien important pour moi de pouvoir te toucher.
J’ai perdu mon destin,
Mais je retrouve un chemin en toi.
 
Mes mains atteignent les tiennes.
J’écoute tes promesses,
Sur les vagues de notre océan rouge.
Tu promets tellement bien.
 
Entre le ciel et la terre,
Je crains que nous soyons pris au piège
Dans deux mondes différents et parallèles.

Entre lumière et sombre,
Je brûle tes cendres.
Libère-moi.
 
Attaché à cette chaise,
Dans cette pièce sûre et chaleureuse,
L’incendie de dualité recommence,
Là où je t’attends.

Sais-tu que je partirai,
Quand ton cœur fissuré s’ouvrira ?

VIII. La liberté
Je ne me soucie plus de la fin.

J’ai bu juste assez pour être ivre,
Peu importe où l’aube me trouvera,
Qu’adviendra t’il de moi ?
Peu importe.
Je ne m’intéresse à la suite.

Quoi qu’il en soit, ce fut le meilleur jour de ma vie.
Je me fous des tristesses à venir.

Il est encore temps de profiter de la la pluie,
Même si l’aube nous attend en contrebas.

Trébuchant dans la fumée d’un bar de Parmentier,
Je ne me soucie plus de ton amour.
Je ne me soucie plus que de l’alcool.
Je ne me soucie plus que de l’aube.

Les regrets sont morts,
Et les remords sont de grès.

Ivre d’alcool,
Ivre de liberté,
J’invente un monde où la colère est saine,
Où je détruis ce qui m’efface.

Je suis apparu dans un monde,
Dont je ne me soucie guère,
Où ta présence fortuite,
A illuminé quelques nuits.

Maintenant je cours,
Après la liberté de vivre,
Dans l’obscurité que tu as laissée.

Parce que maintenant je sais que je suis en vie.

IX. L’opéra
Le théâtre du bout de la rue est aveugle,
Abandonné,
Vidé de ses sièges.

Chaque tombée de rideau est une petite mort,
Qui ne susbsite que dans le cœur de ceux qui ont la passion.

La force interdite,
Remplie nos immenses espaces,
Où autrefois je me sentais serein.
Mais les gens sont partis,
En laissant derrière eux le silence,
Et ma tête qui bourdonné des mélodies passées,
Les soupirs du noir et le rire du jour.

Mes rêves fous,
Ceux qui mènent au cœur agité,
Ceux qui font tuer ton âme brûlante,
Force qui les cendres de ton incendie intérieur.

Un jour,
Quelqu’un écoutera,
L’amour de minuit

Sous le silence vide,
Derrière les mots remplis de mensonges,
Depuis plusieurs années,
En contrebas,
J’attends mais sais que tu ne viendras pas aujourd’hui.
Encore ce soir,
Les espoirs ne mourront pas,
Mais ils brûlent un peu plus chaque jour.

Depuis des années,
Les orages et les ombres de la mort,
Poursuivent les buts visibles,
Les nuits où rien de tangible,
Ne rassurent le sentiment.

Le sentiment fort,
Comme celui qui m’empêche de t’appartenir,
Est une histoire aigre-douce,
Allégorie d’espoirs, et de rêves,
Destinés à être écrasés.

Le bon chemin n’est pas celui qui est pavé,
Avec de la sueur, des larmes et de l’agonie,
Mais la vie et la mort qui jamais ne semblent pertinents,
Mais donnent un certain prix,
A cette amour de minuit.

X. Chapitre 10
Les chaines d’aciers s’envolent,
Vers les ténèbres vacillant dans le noir satiné,
Brillance de sang.

Le silence coule,
S’envole.
Il est parti sans moi.

Ce soir je sais,
Que personne ne viendra jamais marcher,
Sur les sentiers de mes gloires passées.

Ces luttes que j’ai autrefois gagnées,
Se dispersent dans la chaleur de tes yeux
Cette paire d’yeux rouges,
Toujours en train de me regarder depuis l’obscurité.

Dans sa tête

Explosion. Quelques flammes sortent du tube d’où s’envolent une balle à vive allume, s’enfonçant dans le crâne de Connor Jennings. Sous l’impact du projectile, sa tête s’avance violemment. L’homme armé devant lui le pousse au sol. Il s’avance, sort une lame de son long imper beige et caresse le corps de sa victime. Le fer s’enfonce dans la chair rosée qui crisse, déchirant la peau. Le sang de velours coule de quatre endroits sur la chemise azur de Connor Jennings, tant que son assassin essuie sa lame luisante.
Avait il le choix ? Peu importe. Seul l’instant compte. Sa vision large balaye la zone en espérant qu’aucun regard ne vienne contempler son œuvre. Personne aux fenêtres. Le temps passe comme coule le sang et le désormais tueur regarde les cheveux mi longs de Connor qui gisent sur le sol. Ils ont la couleur d’une cerise bien mûre. Juste à côté, les clés de sa Cadillac Eldorado de 1968 semblent abandonnées. Elle aussi a la couleur d’une belle cerise d’été.
L’homme saisit les clés de mains mortes de Connor Jennings en prenant soit ne pas toucher, ni même effleurer sa peau. Il se précipite sur la Cadillac, enjambe la porte et insère les clés dans la serrure d’allumage. Doucement, il démarre vers l’ailleurs, vers l’oubli, laissant derrière lui les regrets et les remords, à la recherche du suivant. Parce qu’il faudra un suivant.