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ton visage sur le trottoir

cette époque où rien n’avait d’importance
je cueillais le temps et les mots d’enfance
ceux que l’innocence n’oublie jamais
broyé sous la puissance de cris d’orfraie

orfèvre du bonheur préfabriqué
je te regarde construire cet atelier
où je subis les aléas de ton bonheur
inondé par les pluies du bonheur

agonie de ton visage froid et meutri
qui plus jamais ne pleure ni rit
jour et heure de notre histoire illusoire
sur le tarmac rouge de ton trottoir

– treize novembre

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