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l’écume des nuits

respire les vents saisonniers qui rugissent jusqu’à ton visage
les souvenirs amers repoussant le temps et l’endroit jusqu’à des nouveaux horizons
cours oui cours dans le confort des tourbillons qui narrent le vol des Anciens
vers le passé que nous avons conquis ensemble et posé sur cette stèle

la flamme d’acier aux racines obscures sur lequel souffle le vent d’ouest
me raconte chaque nuit la peur du changement et ces cœurs brisés
échoués sur l’écume des nuits nous je regardais tes yeux verts
pardonne moi je t’ai oublié

mais les vents contraires qui parcourent le littoral
me soufflent chacun matinée quand je viens toucher la rosée
les souvenirs amers et les voies du destin singulier
lorsque les jonquilles dansaient pour toi et que la neige de l’hiver t’observait sans fin

les vents soufflent sur tes adieux qui fondent à l’aurore au contact du sel
me révélant ces secrets à jamais emportés oubliés irréels
maintenus derrière tes lèvres scellées que je n’embrasse plus
à la chaleur glaciale que l’enfer ignore

depuis chaque nuit alors que j’attends en vain ton retour improbable
j’écoute le chant des vents étranges qui murmurent dans les rêves
chassant le mauvais esprit et les souvenirs cruels
pour ne laisser que ton nom gravé en lettre d’or sur une pierre que j’aime

la lune est une bougie la tempête est une lumière et les souffles ma route
vers ce sommeil éternel qui souffle sur le brasier presqu’éteint
et les vents étroits rugissent et font fuir les pensées sauvages
sur lesquels je me tenais en pensant à toi

Poème écrit dans le cadre su Salon du livre Bigouden

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