Skip to content

Évasion

Draps qui se froissent
Doigts en surface
Explorent une peau
Caresses d’oripeaux
Drogue de ton corps
Innocence d’un décor
Sur tes fesses de velours
Prêtes à l’amour

Murmure d’un chant
Parcourant ta front suant
S’échappant langoureusement
De tes lèvres regardant
Nos ébats évasifs
Et tes crocs incisifs

Dans ce mal qui fait du bien
Carapace du malin
Ou tu essayes de m’entraîner
Sauras tu t’en échapper ?
Ces bras qui m’attirent
Pour le meilleur et surtout le pire
Son soupire de dédain
Qui respire le levain

Dans l’ombre d’un regret
Frustration de tes yeux violets
Le désir me tord
Comme ton corps-ressort
Dans cette nuit de putain
Ou nos corps ne sont qu’un

Tes courbes et fermes
Ton sexe isotherme
Frissonnent dans la chaleur
Candeurs et ardeurs
D’une obscurité torride
Absorbée par la langue avide

Prisonnier volontaire
De tes mots catilinaires
Au creux de tes mains-étau
Je largue ma conscience-fardeau
M’imprégnant de ton odeur
Écoutant ton agréable petit cœur

A la flamme dune désir ardent
Je gémis ce plaisir constant
D’être avec l’être d’un soir
Comme au creux d’un lavoir

Les draps frissonnent du mouvement
Que tes hanches dessinent lentement
Tandis que ta langue m’effleure
Et que mon sexe frappe l’heure

Ma peau te réclame encore
Au détour d’une nouvelle aurore
Ta bouche sur mes points brûlants
Apaise mes maux de firmament
Tendinite de plaisir amer
Dans la chaleur torride de l’hiver

Mes caresses obligent ma bouche à s’ouvrir
Et j’oblige t’es fesses à souffrir
Subir ma présence incongrue
Jusqu’au fond de ton cul
Paroxysme des mouvements inconscients
Je bute contre tes yeux levants
Fixant mes aléas linéaires
Se balançant devant tes iris claires

Sois honnête et crie comme moi
La jouissance que bientot tu auras
Quand ton corps entier frissonnera
Contre ma chair angora
Et ce mal qui nous fait du bien
Interdit par la morale des puritains
Restera dans un mortel souvenir
Le vague d’espoir d’un dernier soupir

Published inNon classé