Skip to content

dette

je suis né une nuit
dans le délire aléatoire d’une cargaison sonore
je suis la désobéissance d’une nuit d’automne
tonnant dans le paiement de mars qui meurt
juin qui naît dans un rêve en grand
au cœur d’un crâne indestructible

je suis quelque part dans un monde fédéré
au courant des familles syndiquées
revendiquant les crimes sanglants
qui sautent à la gorge de la vie
morsure du temps agaçant

je suis en accord avec cette jeunesse mortifiée
morve d’une attirance légale

je suis un animal en cage
a la capacité codée par l’univers silicone
je suis la transformation réelle d’un monde en mouvement
a l’extérieur de l’imaginaire je loue les capitaux de l’ancien
petite fracture
grande blessure

je suis la morsure d’un humain momifié par l’antique référence
anéantir par les espoirs formels de trace-écran

je suis une âme cryptée par un code moribond
se réincarnant en une existence folle
oui je suis cette folie
cette déchirure anarchiste entre la conscience et l’animosité de ma part morte

je suis l’écriture sans syntaxe
entre deux phrases non liées
je suis tes fautes de grammaire
je suis t’es paradoxes et tes amalgames
je représente chacune de tes erreurs
je suis le symbole de tes échecs

perdu dans un tableau sans couleur
les pinceaux de la gloire
glissent sur les contours boisés qui abîment le temps

je suis les regrets
je suis tes remords
je suis nos chemins d’espoir
je bois nos gloires carmins

j’appelle ici ta bonté
j’invoque l’agencement sacré des nos idéaux

allons vers les eaux glacées
où je me noie chaque nuit
gratifié par la glace qui m’emprisonne

je suis ton asphyxie flagrante
je suis ta mort nerveuse
je suis la pendaison de tes pensées

au bout de mon doigt
regarde l’archétype de mes jours
vomis l’espoir des tes nuits
où se désagrège la matérialité de tes cieux

je suis l’air d’autrefois
j’ai l’air d’une mise au point
je suis le départ incarné vers l’au delà

les souvenirs importantes se suicident devant mes yeux
déviés par ma mâchoire arrachée par une balle qui traverse mon cerveau
avachi sur un matelas que je ne quitterai jamais
je remplis des poches d’excréments en attendant la mort venir

je suis l’attente
je suis la capture du temps que je subis

mon visage qui n’existe plus
est un marché conclut entre deux mondes
exprimant l’horreur d’être loin de toi

je suis la mort qui refuse de me pénétrer
je suis la vie qui refuse de me quitter

Published inConnivencesNon classé