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hurlement

je suis né une nuit
sans mode d’emploi de la vie
pendant un feu d’artifice
dont je ne garderai que les vices

la vie est un apprentissage pour lequel je suis médiocre
petit blond naïf, corps chétif, je navigue à vue
dans les ardennes d’arthur, grises et monotones
la mort par contre est une leçon de vie, violente et magistrale

la mort est venue me voir un jeudi
sur le petit chemin du jardin près de la véranda
peut être que la véranda n’existait pas encore
elle s’est baissée pour me parler
et j’ai compris que c’était mauvais signe
les grands ne se baissent jamais pour pzrler a un enfant

chemin ouvert
vers une chambre rouge
fermée
dernières paroles muettes
au creux d’une oreille sourde
blanche
épitaphe

saint-charles accueilli ce départ injuste
et moi j’accueillis l’hiver
parce que le trmps passe et passe
sans demander son reste
et bientôt il ne reste que le temps

j’accueille la vie, j’accueille l’amour
je rencontre la différence
ou plutot on me présente la différence
quelle différence ?
je ne l’avais pas remarqué
je me sentais si naturel

la différence a un joli visage poupon et s’appelle frederic
il est grand, brun avec de jolis yeux verts
la différence me plait
mais la différence n’est pas aussi différent que moi
alors pour lui je reste normal

sexe indécis
organe pressé
retard déficitaire
hormone organisée

chasse aux aurores
frasque d’horreurs
premières rencontres
premiers amis
les instants imbéciles hurlent devant moi
avec celle qui enfanta jusqu’à là

obstination de la joie
bonheur temporaire
je cherche l’audace d’exister à travers moi
recherche de plaisirs, singuliers, solitaires
l’autre est toujours un ennemi

et la mort encore rode, rode encore
les cimetières de ma vie se remplissent à profusion
plus que se vident mes larmes mouillant mes oreillers
parce que quand on est moyen, presque grand, on n’a plus le droit de pleurer
ou plus devant les autres

nuits lacrymales
draps amers
sur les vasques de l’espoir
où coule demain

face b d’une existence mal contrôlée
je souffre dans un silence imposé
sous une sépulture de remords
agrémenté de regrets

le temps énigmatique poursuit l’adolescente
qui refuse d’en être une
et mon futur nécrologique s’inscrit dans un ruisseau
s’écoulant sur les stèles d’un ennui certains

enfermé dans la honte et l’immonde
je repense au passé qui blesse
je repanse le passé oblique
de cette existence problématique

l’existence est une usure latente qui menace de ceder
et moi je ne suis que moi sans oser me regarder
poisson soluble dans un marais naïf
je maeche dans les souffrances captives
d’un environnement hostile

journée sans heure
année sans noël
bombardements de pleurs
village secret

poursuite du bonheur
lutte de classes
sexe à l’horizon
maintenant c’est demain

a l’aube d’une seconde vie j’écris la souffrance
d’être prisonnier d’un carcan personnel
oublié par moi dans jne adolescence flasque

les passions perdues et les rêves de gloire
oubliés et noyés dans les hormones de raisons
accumulent les regrets de pensées nocturnes
aux senteurs urbaines et aux pellicules grises

candeur terminée
naïveté bouclée
sexualité endormie
corps embrigadé

Published inConnivencesNon classé