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Mois : janvier 2018

destruction

au fond de mon âme
je conserve une trace de ta présence amère
en attendant la dispersion syntaxique
des mors d’amours qui se dispersent

je vole
je navigue
je pleus
sur l’angoisse sur souvenirs révolus
destinés à dissoudre l’avenir
bâti sur tes yeux bleus

à l’abri du passé
je scrute l’impasse où tu gît
martyr de la violence accrue
tu écris quelque mot sans fantasme
myriade d’échos

dévouement

la mort insipide
renvoie au néant
source de nouvelles analyses
d’un réel sans arrivant

où être vous
créatures irréelles
cherchant la volonté du passé
sous les arcanes de l’audace

passéiste sans domaine
j’avance dans les hésitations extrêmes
ultra monde d’un rêve absolu
où les printemps révolus
s’envolent dans une connivence absolue

la route

route jaune vers la vie indolore
où je voyage au gré de tes pensées
sur le chemin où tu t’es enfuis
dans le sous sol de ma nuit

au carrefour de notre amour
tu as pris l’est
j’ai pris l’ouest
là où le vent emporte nos âmes
le long des platanes de verre
se brisant sous le poids de tes baisers
révolus

matin d’hiver loin de ton val
j’avance pas à pas dans un brouillard seul
doutant de ton existence passée

j’agonise dans un silence morbide
cherchant du regard le carrefour d’hier
et cette route qui m’éloigne de toi
refermant sur le jour
les souvenirs de ce nous