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Mois : février 2018

instant second

fragments s’instants vifs
produisant
l’heure d’une autre nuit

quand tu vies je partage
portant le feu qui éteint l’eau
au sommet d’une montagne de silence
secret de nos souterrains remondis

les désastres aveugles
ensanglante les humiliations de notre impitoyable surprise
contraction des constructions inaltérables

inerte

pourquoi la nuit ne me parle plus
quand je cherche les pensées éveillés au creux de tes mains
mes réflexions singulières entre deux livres de barthes
survivent sans choquer ma raison
intelligible

détaché du jour
je cherche la liberté de regarder ce qui me parle
dans l’obscurité douce et reposante
celle que tu n’éclaires plus

le chant d’un oiseau hasardeaux
me décrit l’heure que je voudrais ignorer
préférant attendre la chaleur de la rencontre
et des souvenirs mielleux

je repense aux hôtels froids où j’ai dormi sans but
pour échapper à la frénésie des pas qui s’approchent
jusqu’à se fracasser sur ma porte-chair

le sommeil d’un instant écoute le craquement des fenêtres qui ferment mal
éclairé par la conscience insensible de la nuit malléable

je repense à ma vie primitive
ère révolue qui me hante chaque nuit
quand je revis ces souvenirs que j’ai vomi

tes yeux fixes me rassurent
quand ta joue chauffée par les baisers s’approchent de moi
imaginaire dans lequel je me donne tout entier

je repense aux cités que j’ai longtemps désirés
tirant sur les fil des heures où je marche
tandis que les morts se réveillent de leur insomnie

d’ici je fais reculer le soleil et le sommeil
dans une situation inconfortable bouleversant mes mondes désorbités
qui sondent les paupières détendues par la musique nocturne

je repense aux instants où je ne savais plus qui j’étais
simplicité première de l’existence animale

je laisse le temps

je laisse le temps emporter les pensées
partir dans les contrées où tu n’es plus

je laisse le temps voler l’éternel ailleurs
souiller les désirs dont tu prends soin

comme nous sur les flots
attachés à la délivrance du jour

te rappelles tu tous les mots qu’on a dit
te souviens tu de toutes les phrases qu’on a écrit

comme toi j’efface ce que je voudrais oublié
rabotant mes cicatrices au rassoir

je laisse le temps emporter ce qui est de trop
souiller les désirs dont du prends soins

je laisse le temps prendre mes derniers mots
partir dans les contrées où tu n’es plus

trop de nuits je t’ai rêvé alors tu étais à mes côtés
aujourd’hui ton absence m’habite chaque jour

glissant sur tes joues comme une larme
ta main m’essuie comme lorsque tu étais trop heureux

imagineur désabusé je viole le temps
avec mes pensées d’espoir que tu m’as donné

je laisse le temps emporte les pensées
dominer l’ardeur du passé révolu

je laisse le temps voler l’éternel ailleurs
oublier ce que nous avons ensemble toucher

imagine tu un instant que nous n’a jamais existé
embarquant avec lui la solitude fortuite

à bord d’une embarcation qui fuit
je colmate l’espoir avec tes anciens mots d’amour

j’espère l’espoir à travers notre forêt trop épaisse
violence déchainée des regrets qui nous bayonnent

je laisse le temps
partir dans les contrées où tu n’es plus

je laisse le temps
souiller les désirs dont tu prends soin

paroles

mot à l’eau
paroles transparents
dans l’imaginaire de l’amitié violence

tumulte agréable
clameurs de la violence
prise du pouvoir sexuel

tous les navires du monde
bouleverse les passages singuliers
tombant de mes mains frêles

frémissant au départ des fuyards
les morceaux de cuivres animés
s’écroulent dans les prisons animales

trépas

bois la lumière en attendant le jour
jusqu’à l’insomnie de des souvenirs sourds
les corps élancés des garçons d’autrefois
s’immolent sur les terrains vagues devant moi

à la place
des charmes
trépasse
ta flamme

devant l’innocence des errements
je vomis la place des rires insolents
désirs des horreurs des nuits innocentes
regarde les atrocités dépassées latentes

décousu

je n’ai de mémoire que pour l’ombre de ton corps
gardant l’image d’un mouvement

quand tu étais assis
quand tu étais là
quand tu es parti

alors que tu parles tout bas dans le creux du matin
ta main se promène sur l’aine de mon coeur
et chaque respiration meurt à l’aube de demain

je n’aime rien d’autre que tes envies
je n’aime rien d’autre que tes espoirs

chaque matin je sonde les trottoirs
à la recherche des souvenirs de nos rencontres
lorsque chaque vitrine est une coïncidence étrange
dans laquelle je cherche ton reflet

sur mes cahiers et soie
je grave à l’endre de nos vies
les mots qu’il ne faudra jamais oublier
pour que chaque trace soit un écrit
que nous suivrons ensemble
pour que chacun trace soit une envie
que nous construirons ensemble

le long des murs de notre enclos
j’écris l’amour et l’espoir
j’écris les tracas que nous oublions
j’écris les quartiers où tout commence
sur un banc de la place des Vosges

sauras tu ressentir l’odeur de l’automne
où tes sourires dessinaient l’audace d’une conversation
devant une boisson trop sucrée

c’était Paris

c’était un début de journée
une journée parisienne sur les remparts de la Seine
entre le métro, les pigeons et nos espoirs
quand l’eau coulait moins vite que nos amours

c’était une journée sans raison
une journée où les gens marchent sans but
disséminés dans des rues indolentes
où autrefois vivaient les révolutions de nos id »aux

dans le ciel clignotent les signaux lumineux
marquant l’angoisse et battant l’asphalte humide
où nous marchons mains liées
décoiffés par le vent qui affole les terrasses

dans les rues s’agitent les sourires matinaux
attendant que les pluies coulent sur les visages
jusqu’à se fondre avec les larmes salées
que nous ferons alors semblant d’oublier

c’était un ciel dessiné sur un drapeau bicolore
brandi au bout d’un pic de métal
immobile devant une ville d’acier
qui se déchire au fil des rails

c’était la rue de notre rencontre
là où Paris se couche tard debout dans la nuit
où fulminent des amours éphémères
tandis que les matinaux partent au loin

optimisme

les feuilles tombent
et nous tentons
de les attraper

derrière nous
le feu des allumettes abandonnées
dévore les couleurs affamées de l’automne
les gris assoiffés
les pastels antonymes aux décibels acquis

sirène de printemps

en marge de la violence du vent
ta jeunesse en vide et fragile
s’engouffre vers demain
ce demain qui se dessine sur mes ongles brisés

l’art n’est qu’une posture
rapidement une imposture
à l’ombre de nos idéaux encadrés
emprunté à une humanité que nous aimons détesté

les feuilles tombent
et nous tentons
de les attraper

le poids d’un atome

le bruit frêle des réminiscences se débat
dans l’écho d’une vague nausées
émiettée le long d’une autoroute métaphysique

les contrôles dichotomiques
entre les yeux et la peau
ne suffisent plus à affronter les catalyseurs autrefois dissuasifs

pourquoi

nous sommes des animaux
vivants par les morts
respirant l’air des vivants jusqu’à les asphyxier

sur la route sinistre de l’exile
les véhicules tristes et sourdes qui ne parlent pas notre lange
engloutissent le désir
entre les gouttes
entre le vent
jusqu’à la clepsydre renversée

gagner n’est pas une option

la distance n’est plus calculable
alors que ton coeur brûle dans une ampoule de tungstène

cette année est encore trop sombre

négativité

nous étions proches
languissant notre vie dans un trou de ver
de l’autre côté d’une vitre brisée

la distance venait de volé ce qu’il restait de souffle
et le gel anéanti notre espoir
dans une économie d’intimité qui respirait nos espoirs

l’intersection était inévitable

incapable de lire une carte
tu tenais ma main fermement
mais mes yeux clos te guidaient de même

ambiance de fin du monde
ambiance de fin immonde