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passager de nuit

rien n’est plus présent que maintenant
l’échelle fébrile entre mes mains
construite sur le reste de tes os
amène sur le toit d’un amour louche

d’ici je domine l’angoisse de l’existence
j’écoute les cris de ceux qui ne seront bientôt plus que viande
et dont même le souvenir s’effacera

je touche le temps
coupant la violence de l’âge avec une lame émoussée

au loin le pont de notre rencontre saigne
tandis que les secondes assassines
chuchotent à Machiavel
la description des monstres qui hantent nos passés

j’ai faim de toi
mais je n’ai que pour seuls restes
un panier de poison ardent

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