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persistant

la gelée était douce
quand nos premiers pas violaient la neige
et le froid

le chemin aléatoire bégayait
incapable de concilier nos idéaux
à travers la distance implacable

dans la rivière de sang je lave mes blessures antérieures
espérant qu’un miracle
ou une apparition
me redonnent espoir en toi

j’étrangle le jour
murmur profond
attendant la fin du chagrin naturel
à la surface gelée et fragile

comme toi

comme nous

les secondes s’écoulent et boitent vers nous
à la fois héroïnes et méchantes
ni vraiment vivantes
ni vraiment mortes

les couleurs douces de la nuit
dont la mort s’annonce
rassure nos choix physiques

sévérité du besoin

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