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décousu

je n’ai de mémoire que pour l’ombre de ton corps
gardant l’image d’un mouvement

quand tu étais assis
quand tu étais là
quand tu es parti

alors que tu parles tout bas dans le creux du matin
ta main se promène sur l’aine de mon coeur
et chaque respiration meurt à l’aube de demain

je n’aime rien d’autre que tes envies
je n’aime rien d’autre que tes espoirs

chaque matin je sonde les trottoirs
à la recherche des souvenirs de nos rencontres
lorsque chaque vitrine est une coïncidence étrange
dans laquelle je cherche ton reflet

sur mes cahiers et soie
je grave à l’endre de nos vies
les mots qu’il ne faudra jamais oublier
pour que chaque trace soit un écrit
que nous suivrons ensemble
pour que chacun trace soit une envie
que nous construirons ensemble

le long des murs de notre enclos
j’écris l’amour et l’espoir
j’écris les tracas que nous oublions
j’écris les quartiers où tout commence
sur un banc de la place des Vosges

sauras tu ressentir l’odeur de l’automne
où tes sourires dessinaient l’audace d’une conversation
devant une boisson trop sucrée

Published inLilou