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inerte

pourquoi la nuit ne me parle plus
quand je cherche les pensées éveillés au creux de tes mains
mes réflexions singulières entre deux livres de barthes
survivent sans choquer ma raison
intelligible

détaché du jour
je cherche la liberté de regarder ce qui me parle
dans l’obscurité douce et reposante
celle que tu n’éclaires plus

le chant d’un oiseau hasardeaux
me décrit l’heure que je voudrais ignorer
préférant attendre la chaleur de la rencontre
et des souvenirs mielleux

je repense aux hôtels froids où j’ai dormi sans but
pour échapper à la frénésie des pas qui s’approchent
jusqu’à se fracasser sur ma porte-chair

le sommeil d’un instant écoute le craquement des fenêtres qui ferment mal
éclairé par la conscience insensible de la nuit malléable

je repense à ma vie primitive
ère révolue qui me hante chaque nuit
quand je revis ces souvenirs que j’ai vomi

tes yeux fixes me rassurent
quand ta joue chauffée par les baisers s’approchent de moi
imaginaire dans lequel je me donne tout entier

je repense aux cités que j’ai longtemps désirés
tirant sur les fil des heures où je marche
tandis que les morts se réveillent de leur insomnie

d’ici je fais reculer le soleil et le sommeil
dans une situation inconfortable bouleversant mes mondes désorbités
qui sondent les paupières détendues par la musique nocturne

je repense aux instants où je ne savais plus qui j’étais
simplicité première de l’existence animale

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