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Mois : février 2018

persistant

la gelée était douce
quand nos premiers pas violaient la neige
et le froid

le chemin aléatoire bégayait
incapable de concilier nos idéaux
à travers la distance implacable

dans la rivière de sang je lave mes blessures antérieures
espérant qu’un miracle
ou une apparition
me redonnent espoir en toi

j’étrangle le jour
murmur profond
attendant la fin du chagrin naturel
à la surface gelée et fragile

comme toi

comme nous

les secondes s’écoulent et boitent vers nous
à la fois héroïnes et méchantes
ni vraiment vivantes
ni vraiment mortes

les couleurs douces de la nuit
dont la mort s’annonce
rassure nos choix physiques

sévérité du besoin

blessure ouverte

froid
froid
comme il froid
dans cet été relatif
chevauchant ta peau de pierre

les dialogues stériles
haranguent le vent viole face à l’océan

mes yeux tournent
fixent l’horloge accusatrice
le temps est une cage
et son visage canari aux lambeaux de peau déchirés
tente dans un dernier exploit de panique
d’imaginer une issue

le vacarme de tes fantasmes
encerclent l’hiver qui mâche tes espoirs
vomit l’impuissance de la miséricorde

le route du temps est trop étroite pour toi
le température s’envole et t’emporte
faisant peler ce qu’il te reste de peau
confusion des genres qui inondera bientôt des bandages

passager de nuit

rien n’est plus présent que maintenant
l’échelle fébrile entre mes mains
construite sur le reste de tes os
amène sur le toit d’un amour louche

d’ici je domine l’angoisse de l’existence
j’écoute les cris de ceux qui ne seront bientôt plus que viande
et dont même le souvenir s’effacera

je touche le temps
coupant la violence de l’âge avec une lame émoussée

au loin le pont de notre rencontre saigne
tandis que les secondes assassines
chuchotent à Machiavel
la description des monstres qui hantent nos passés

j’ai faim de toi
mais je n’ai que pour seuls restes
un panier de poison ardent

champ gravitationnel

volume
profondeur
ton rire arithmétique séquestre la raison
sur le chemin bordés d’as de pique

loin duc peur et près du monde
le sable où ta respiration prend appui
devient moteur
combustion
explosion

la physique des sentiments
la métaphysique des bourdonnements
écoutent l’écoulement de ton sang qui s’effiloche
le long d’une formule mal acquise

chaque chanson est une formule
chaque formule est une expression
volant l’amertume de la raison