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Mois : octobre 2018

Virtuose

Toute la rumeur du monde est une poursuite d’un bonheur que l’on aura jamais
Une prise lèvre de dérision dans équivoque
Mourant implacablement dans la survie qui creuse un pessimisme qui ne lit rien
Sans espoir face aux malheurs j’ai cru écrit les derniers faux semblants
En écartant les spectacles vulgaires où aucun allié n’arrivaient sur scène
Changeant de place avec les spectateurs qui se prélassaient sur les fauteuils sans confort
Dans l’autrefois de notre présent j’écris sur son visage-calendrier
l’espoir de voir graver dans tes cases les lectures qu’on oubliera
Comme l’acier inviolable qui s’envole dans les provinces acerbes

Les hésitations inodores refusent l’infidélité déchirée
A l’ombre des mois futurs je sanctifie l’odeur d’une dernière pensée
Celle dont on ne te tirera jamais

Lisière

Sur le destin des arrivistes
Sur le terre des violences animales
J’étripe les désirs pour imaginer ce que tu veux

Mais le sais tu toi même ?

Volant dans les songes frivoles
Je cherche l’adoré dans les années que j’ai consacré
À tes yeux irraisonnés
Et la chair ambré qui m’est offerte
Le poison de l’amour infusant dans la mort
Arriver par les monts inespérés

La chambre voluptueuse s’emplit d’un nuage bête et vaporeux
Enivrant la surprise de fleurs estivales
Celles qui éclosent sur les lignes de livres
Que personne ne lira jamais plus

La courbe de tes yeux dans la nuit forestière
Est un champ illuminé par quelque animal mort
Dont la fourrure vêtira bientôt un amour qui n’est pas encore né
Coulant dans un lac gelée

#433

quand je te vois j’écris ce que je dis
quand tu me regarde je dis ce que j’écris
quand tu prends ma main je fais ce que j’écris
quand tu m’embrasses j’écris ce que je fais

#422

la réalité intime du cerveau surpasse les idées les plus profondes
rêve insensés
cliquetis maniaques dans la nuit blanche
quand les idées sont noires

une poupée morte appelle l’enfant qui sourit
qu’importe l’indolore quand on peut faire souffrir
jusqu’au dernier passant insignifiant

l’enfant, poubelle de vie rejette par un couple blême
se jette sur le lit
sous l’oeil avide d’un lustre vicieux

il voit le monde où mangent les jours avenants
flagellés par la rage des colloques
tout juste sortis du sexe maternel

chaque jour il répète les délires affirmatives
sous les atmosphères de stupres anarchiques
de délires
de folies passagères
d’inertie chronique
de suicides anormaux
d’où il renaitra dans la violence d’un sourire
petit garçon sans opinion
petit animal sans opium

contre ce mal souverain qu’on appelle la peur
que même l’angoisse ne saurait faire oublier

volubile
le garçon ne daigne se concentrer plus de quelques secondes
sur un fait un objet ou un sentiment
préférant voguer d’une idée à l’autre
d’une douleur à l’autre
d’un sexe à l’autre
formant des rivières de mots qui ne formeront jamais de roman
cri d’une vie sous forme de victime

cette plainte du réel comble ses impressions primaires
il voudrait plaire
mentir
bombe hurlante prêt à exploser dans la vie de ceux qui s’opposeront à ses désirs
arme absolu contre cette maladie incongrue
le temps

le glissement des minutes enfantines
vers l’idyllique adolescence
forme un fleuve dans lequel il se noie
dans l’essence même de son être
le temps universel et vide
se concrétise autour de son être en comprimant son cou
chaque artère
mordant chaque goutte de sang

l’avertissement blanc de la pendule meurtrière
ne concorde avec aucun fait
de ce monde objectif sans mouvement
son oeil ramasse le résidu des mouvements
face à cette réalité qui lui échappe
comme une volière qui ne ferme plus
contre la membre de la rumeur

pourquoi inventer ?
pourquoi imaginer quand tout ce qui est beau
se déroule naturellement devant la rétine
psychanalyse sociale d’une vie non maitrisée

les atrocités de l’âge lui inspirent l’horreur
le dégout
les planches qui furent un théâtre se dérobent sous ses pieds
nus
il voudrait survivre pour lui même
pour l’espèce
comme s’il était le dernier survivant
point de clairvoyance en haut de l’échafaud

en travers de sa trachée
ses mots d’enfants s’écoulent comme une liquide adultère
cruauté de tous les états dévorants
ne disposant d’aucune image fixe
échec public de ses constants universels

sur la scène morose de son théâtre en feu
un pianiste enfant de choeur
joue étrange quelques accords de listz
aux sonorités atroces
syncopes délirantes
derrière lui se joue le film de sa vie
enregistrée à son insu
lorsque tout allait mal
le pianiste nu s’active sans jamais faiblir
amoureux des blanches et des noires
hantant chaque fréquence comme un opéra en couleur

hurlement de l’ex enfant
la base aux lèvres
il découvre ce monde qui ne lui ressemble plus
avide de redevenir ce qu’il était
théâtre d’une cruauté délirante
comme une épidémie de peste

lorsqu’il rêve il ne se sent pas rêver
mais lors que le sommeil l’envahit
qu’il résiste entre ces deux mondes
c’est là qu’il se sent enfin exister
avec le bonheur de construire de ses idéaux son demain
dans une réalité qui ne semble plus lui échapper

son corps électrique refoulant le concret
refuse ce qu’on lui propose d’humanité
scenario bizarre
mots qui ne répondent plus à son appel
dans une série de phrase sans image

le folie gronde au loin
mais de plus en plus prêt
au milieu d’une foule qui marche
rapidement
qui l’ignore
comme s’il n’existait pas

son corps est une composante qui n’est plus sien
flottant dans un rassemblant mental
auquel il ne croit plus
cosmogonie individuel

dans cet hyper temps
il gravite dans sa propre âme
réfutant l’évolution de son état vide
un vide actif

ce néant colossal s’écrase sur les volumes collectés
par la sensibilité de ses communications non verbales
d’un astre nocturne à l’autre
il navigue sans lumière
dans l’urgence d’une chaleur prêt à le consumer

sa graphie informe lui fait oublier
les petites lettres fines d’écolier introuvable

le garçon écrit sa vie
par des mots sans organe que personne ne sait déchiffre
faisant de son envers un endroit
prêt à s’embarquer vers l’impossible
à la recherche du perdu
envoyant l’affection qui lui reste dans ces mots que personne ne lira
gardant l’arrachement nouveau comme nouvelle forme de conscience

la douleur
la haine
lui donne l’envie de créer
et donc d’exister