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Lisière

Sur le destin des arrivistes
Sur le terre des violences animales
J’étripe les désirs pour imaginer ce que tu veux

Mais le sais tu toi même ?

Volant dans les songes frivoles
Je cherche l’adoré dans les années que j’ai consacré
À tes yeux irraisonnés
Et la chair ambré qui m’est offerte
Le poison de l’amour infusant dans la mort
Arriver par les monts inespérés

La chambre voluptueuse s’emplit d’un nuage bête et vaporeux
Enivrant la surprise de fleurs estivales
Celles qui éclosent sur les lignes de livres
Que personne ne lira jamais plus

La courbe de tes yeux dans la nuit forestière
Est un champ illuminé par quelque animal mort
Dont la fourrure vêtira bientôt un amour qui n’est pas encore né
Coulant dans un lac gelée

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