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Catégorie : Connivences

la route

route jaune vers la vie indolore
où je voyage au gré de tes pensées
sur le chemin où tu t’es enfuis
dans le sous sol de ma nuit

au carrefour de notre amour
tu as pris l’est
j’ai pris l’ouest
là où le vent emporte nos âmes
le long des platanes de verre
se brisant sous le poids de tes baisers
révolus

matin d’hiver loin de ton val
j’avance pas à pas dans un brouillard seul
doutant de ton existence passée

j’agonise dans un silence morbide
cherchant du regard le carrefour d’hier
et cette route qui m’éloigne de toi
refermant sur le jour
les souvenirs de ce nous

hurlement

je suis né une nuit
sans mode d’emploi de la vie
pendant un feu d’artifice
dont je ne garderai que les vices

la vie est un apprentissage pour lequel je suis médiocre
petit blond naïf, corps chétif, je navigue à vue
dans les ardennes d’arthur, grises et monotones
la mort par contre est une leçon de vie, violente et magistrale

la mort est venue me voir un jeudi
sur le petit chemin du jardin près de la véranda
peut être que la véranda n’existait pas encore
elle s’est baissée pour me parler
et j’ai compris que c’était mauvais signe
les grands ne se baissent jamais pour pzrler a un enfant

chemin ouvert
vers une chambre rouge
fermée
dernières paroles muettes
au creux d’une oreille sourde
blanche
épitaphe

saint-charles accueilli ce départ injuste
et moi j’accueillis l’hiver
parce que le trmps passe et passe
sans demander son reste
et bientôt il ne reste que le temps

j’accueille la vie, j’accueille l’amour
je rencontre la différence
ou plutot on me présente la différence
quelle différence ?
je ne l’avais pas remarqué
je me sentais si naturel

la différence a un joli visage poupon et s’appelle frederic
il est grand, brun avec de jolis yeux verts
la différence me plait
mais la différence n’est pas aussi différent que moi
alors pour lui je reste normal

sexe indécis
organe pressé
retard déficitaire
hormone organisée

chasse aux aurores
frasque d’horreurs
premières rencontres
premiers amis
les instants imbéciles hurlent devant moi
avec celle qui enfanta jusqu’à là

obstination de la joie
bonheur temporaire
je cherche l’audace d’exister à travers moi
recherche de plaisirs, singuliers, solitaires
l’autre est toujours un ennemi

et la mort encore rode, rode encore
les cimetières de ma vie se remplissent à profusion
plus que se vident mes larmes mouillant mes oreillers
parce que quand on est moyen, presque grand, on n’a plus le droit de pleurer
ou plus devant les autres

nuits lacrymales
draps amers
sur les vasques de l’espoir
où coule demain

face b d’une existence mal contrôlée
je souffre dans un silence imposé
sous une sépulture de remords
agrémenté de regrets

le temps énigmatique poursuit l’adolescente
qui refuse d’en être une
et mon futur nécrologique s’inscrit dans un ruisseau
s’écoulant sur les stèles d’un ennui certains

enfermé dans la honte et l’immonde
je repense au passé qui blesse
je repanse le passé oblique
de cette existence problématique

l’existence est une usure latente qui menace de ceder
et moi je ne suis que moi sans oser me regarder
poisson soluble dans un marais naïf
je maeche dans les souffrances captives
d’un environnement hostile

journée sans heure
année sans noël
bombardements de pleurs
village secret

poursuite du bonheur
lutte de classes
sexe à l’horizon
maintenant c’est demain

a l’aube d’une seconde vie j’écris la souffrance
d’être prisonnier d’un carcan personnel
oublié par moi dans jne adolescence flasque

les passions perdues et les rêves de gloire
oubliés et noyés dans les hormones de raisons
accumulent les regrets de pensées nocturnes
aux senteurs urbaines et aux pellicules grises

candeur terminée
naïveté bouclée
sexualité endormie
corps embrigadé

dette

je suis né une nuit
dans le délire aléatoire d’une cargaison sonore
je suis la désobéissance d’une nuit d’automne
tonnant dans le paiement de mars qui meurt
juin qui naît dans un rêve en grand
au cœur d’un crâne indestructible

je suis quelque part dans un monde fédéré
au courant des familles syndiquées
revendiquant les crimes sanglants
qui sautent à la gorge de la vie
morsure du temps agaçant

je suis en accord avec cette jeunesse mortifiée
morve d’une attirance légale

je suis un animal en cage
a la capacité codée par l’univers silicone
je suis la transformation réelle d’un monde en mouvement
a l’extérieur de l’imaginaire je loue les capitaux de l’ancien
petite fracture
grande blessure

je suis la morsure d’un humain momifié par l’antique référence
anéantir par les espoirs formels de trace-écran

je suis une âme cryptée par un code moribond
se réincarnant en une existence folle
oui je suis cette folie
cette déchirure anarchiste entre la conscience et l’animosité de ma part morte

je suis l’écriture sans syntaxe
entre deux phrases non liées
je suis tes fautes de grammaire
je suis t’es paradoxes et tes amalgames
je représente chacune de tes erreurs
je suis le symbole de tes échecs

perdu dans un tableau sans couleur
les pinceaux de la gloire
glissent sur les contours boisés qui abîment le temps

je suis les regrets
je suis tes remords
je suis nos chemins d’espoir
je bois nos gloires carmins

j’appelle ici ta bonté
j’invoque l’agencement sacré des nos idéaux

allons vers les eaux glacées
où je me noie chaque nuit
gratifié par la glace qui m’emprisonne

je suis ton asphyxie flagrante
je suis ta mort nerveuse
je suis la pendaison de tes pensées

au bout de mon doigt
regarde l’archétype de mes jours
vomis l’espoir des tes nuits
où se désagrège la matérialité de tes cieux

je suis l’air d’autrefois
j’ai l’air d’une mise au point
je suis le départ incarné vers l’au delà

les souvenirs importantes se suicident devant mes yeux
déviés par ma mâchoire arrachée par une balle qui traverse mon cerveau
avachi sur un matelas que je ne quitterai jamais
je remplis des poches d’excréments en attendant la mort venir

je suis l’attente
je suis la capture du temps que je subis

mon visage qui n’existe plus
est un marché conclut entre deux mondes
exprimant l’horreur d’être loin de toi

je suis la mort qui refuse de me pénétrer
je suis la vie qui refuse de me quitter

sérénité

élégante légèreté
autour d’une gravité formelle
orpheline de la liberté
abandonnant le chemin
qui s’élève vers l’allégresse

regrettant chaque seconde
d’un avenir avarié
je suis incapable
de vivre la solitude morbide

mémoires d’outre-tombe
d’un nouveau monde immortel
écoutant la voix claire
et les pensée écrite

solitude extrême

dans les griffes du silence
permanence quotidienne

aubade

feuillette le bonheur
de ce sourire en marque page

matin bonheur
d’un nouveau paysage
dans la vallée du soleil
chair qui innove
la lumière abyssale

la nuit endort ses lacunes
sève d’un amour
qui répond au silence
avançant à reculons dans l’azur
d’un printemps singulier

l’écume des nuits

respire les vents saisonniers qui rugissent jusqu’à ton visage
les souvenirs amers repoussant le temps et l’endroit jusqu’à des nouveaux horizons
cours oui cours dans le confort des tourbillons qui narrent le vol des Anciens
vers le passé que nous avons conquis ensemble et posé sur cette stèle

la flamme d’acier aux racines obscures sur lequel souffle le vent d’ouest
me raconte chaque nuit la peur du changement et ces cœurs brisés
échoués sur l’écume des nuits nous je regardais tes yeux verts
pardonne moi je t’ai oublié

mais les vents contraires qui parcourent le littoral
me soufflent chacun matinée quand je viens toucher la rosée
les souvenirs amers et les voies du destin singulier
lorsque les jonquilles dansaient pour toi et que la neige de l’hiver t’observait sans fin

les vents soufflent sur tes adieux qui fondent à l’aurore au contact du sel
me révélant ces secrets à jamais emportés oubliés irréels
maintenus derrière tes lèvres scellées que je n’embrasse plus
à la chaleur glaciale que l’enfer ignore

depuis chaque nuit alors que j’attends en vain ton retour improbable
j’écoute le chant des vents étranges qui murmurent dans les rêves
chassant le mauvais esprit et les souvenirs cruels
pour ne laisser que ton nom gravé en lettre d’or sur une pierre que j’aime

la lune est une bougie la tempête est une lumière et les souffles ma route
vers ce sommeil éternel qui souffle sur le brasier presqu’éteint
et les vents étroits rugissent et font fuir les pensées sauvages
sur lesquels je me tenais en pensant à toi

Poème écrit dans le cadre su Salon du livre Bigouden

armée de pensée

avance mon cœur
marche sur leurs ardeurs
revis dans la simplicité d’un sourire
plus inquiet qu’une fleur à haïr

avance mon cœur
dévasté par les broyeurs
égaillant tes paroles incomprises
brisées sur la glace de la banquise

avance mon cœur
sur les routes sans chaleur
quand tu ments pour te sortir
glaive à la main dans Palmyre

ton visage sur le trottoir

cette époque où rien n’avait d’importance
je cueillais le temps et les mots d’enfance
ceux que l’innocence n’oublie jamais
broyé sous la puissance de cris d’orfraie

orfèvre du bonheur préfabriqué
je te regarde construire cet atelier
où je subis les aléas de ton bonheur
inondé par les pluies du bonheur

agonie de ton visage froid et meutri
qui plus jamais ne pleure ni rit
jour et heure de notre histoire illusoire
sur le tarmac rouge de ton trottoir

– treize novembre

Mon tram

autrefois j’avais dix ans et lui naissant
les numéros se croisaient
vers les sept heures des matins fragiles
où marchaient les enfants aux esprits embués
au milieu du brouillard et la rosée

maintenant il a dix ans et moi vingt
continuant à galoper jusqu’au crépuscule
ramenant d’augustes costumes sombres
qui lisent les journaux trop sérieux
dans lesquels son avenir s’écrit

Commande pour les 10 ans du Tram du Mans

putain de nuit

la nuit beaucoup trop courte
que nous finîmes en enfer
passé sous les réverbères du Ranelagh
à l’aube et la rosée

lune saligote
minuscule petit astre crasse

je finirai mes quelques lettres
à la lumière d’un écran gluant
où j’écraserai chaque cigarette
dans les yeux d’un serpent blanc