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Catégorie : Connivences

grisaille

sur ton corps
je marque mon territoire par l’odeur
cinquante nuances de pisse sur ton torse
et ton cul appelle les rêves
comme un terrain vague où je construis demain

lumière rose
lundi brumeux

je débroussaille le ciel d’épines
jusqu’à ce que les nuages t’adorent
je déchire la pluie de mes doigts
qui ont encore l’odeur de ton corps

chemin étroit
pâtisserie du matin

les galtes

lune froide qui dort
enchaînée à son glaciale

morceau de vent sous l’automne
aorte bouchée
infarctus dessiné

marques sur la peau
baisers et ecchymoses
dans un vacarme fréquent
amour ratée sur le plage

Fin de cycle

Regarde moi,
sorti secrètement au milieu d’un bonheur matinal
si longtemps caché au creux du temps que tu voulais ignorer.

Mes racines,
enfermées à l’aube d’une nouvelle vie moderne
serre ta gorge que j’aimerais nouer de mes mains.

Rassemblés,
nous sommes rassemblés sur la petite boîte tombale
où repose les cendres d’un amour révolu.

Cette photo,
dernier vestige de cette mémoire détruire,
fait vibrer la musique sur laquelle nous dansions.

Te souviendras tu,
de ces heures dans l’ignorance où je marchais
en tenant ta main moite pour que tu ne t’échappe pas.

Ces secrets,
gardés à jamais au sein d’un corps que je ne peux plus toucher
pourrissent sans que personne, plus jamais personne, ne les regarde à nouveau.