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Catégorie : Non classé

Virtuose

Toute la rumeur du monde est une poursuite d’un bonheur que l’on aura jamais
Une prise lèvre de dérision dans équivoque
Mourant implacablement dans la survie qui creuse un pessimisme qui ne lit rien
Sans espoir face aux malheurs j’ai cru écrit les derniers faux semblants
En écartant les spectacles vulgaires où aucun allié n’arrivaient sur scène
Changeant de place avec les spectateurs qui se prélassaient sur les fauteuils sans confort
Dans l’autrefois de notre présent j’écris sur son visage-calendrier
l’espoir de voir graver dans tes cases les lectures qu’on oubliera
Comme l’acier inviolable qui s’envole dans les provinces acerbes

Les hésitations inodores refusent l’infidélité déchirée
A l’ombre des mois futurs je sanctifie l’odeur d’une dernière pensée
Celle dont on ne te tirera jamais

Lisière

Sur le destin des arrivistes
Sur le terre des violences animales
J’étripe les désirs pour imaginer ce que tu veux

Mais le sais tu toi même ?

Volant dans les songes frivoles
Je cherche l’adoré dans les années que j’ai consacré
À tes yeux irraisonnés
Et la chair ambré qui m’est offerte
Le poison de l’amour infusant dans la mort
Arriver par les monts inespérés

La chambre voluptueuse s’emplit d’un nuage bête et vaporeux
Enivrant la surprise de fleurs estivales
Celles qui éclosent sur les lignes de livres
Que personne ne lira jamais plus

La courbe de tes yeux dans la nuit forestière
Est un champ illuminé par quelque animal mort
Dont la fourrure vêtira bientôt un amour qui n’est pas encore né
Coulant dans un lac gelée

#433

quand je te vois j’écris ce que je dis
quand tu me regarde je dis ce que j’écris
quand tu prends ma main je fais ce que j’écris
quand tu m’embrasses j’écris ce que je fais

#422

la réalité intime du cerveau surpasse les idées les plus profondes
rêve insensés
cliquetis maniaques dans la nuit blanche
quand les idées sont noires

une poupée morte appelle l’enfant qui sourit
qu’importe l’indolore quand on peut faire souffrir
jusqu’au dernier passant insignifiant

l’enfant, poubelle de vie rejette par un couple blême
se jette sur le lit
sous l’oeil avide d’un lustre vicieux

il voit le monde où mangent les jours avenants
flagellés par la rage des colloques
tout juste sortis du sexe maternel

chaque jour il répète les délires affirmatives
sous les atmosphères de stupres anarchiques
de délires
de folies passagères
d’inertie chronique
de suicides anormaux
d’où il renaitra dans la violence d’un sourire
petit garçon sans opinion
petit animal sans opium

contre ce mal souverain qu’on appelle la peur
que même l’angoisse ne saurait faire oublier

volubile
le garçon ne daigne se concentrer plus de quelques secondes
sur un fait un objet ou un sentiment
préférant voguer d’une idée à l’autre
d’une douleur à l’autre
d’un sexe à l’autre
formant des rivières de mots qui ne formeront jamais de roman
cri d’une vie sous forme de victime

cette plainte du réel comble ses impressions primaires
il voudrait plaire
mentir
bombe hurlante prêt à exploser dans la vie de ceux qui s’opposeront à ses désirs
arme absolu contre cette maladie incongrue
le temps

le glissement des minutes enfantines
vers l’idyllique adolescence
forme un fleuve dans lequel il se noie
dans l’essence même de son être
le temps universel et vide
se concrétise autour de son être en comprimant son cou
chaque artère
mordant chaque goutte de sang

l’avertissement blanc de la pendule meurtrière
ne concorde avec aucun fait
de ce monde objectif sans mouvement
son oeil ramasse le résidu des mouvements
face à cette réalité qui lui échappe
comme une volière qui ne ferme plus
contre la membre de la rumeur

pourquoi inventer ?
pourquoi imaginer quand tout ce qui est beau
se déroule naturellement devant la rétine
psychanalyse sociale d’une vie non maitrisée

les atrocités de l’âge lui inspirent l’horreur
le dégout
les planches qui furent un théâtre se dérobent sous ses pieds
nus
il voudrait survivre pour lui même
pour l’espèce
comme s’il était le dernier survivant
point de clairvoyance en haut de l’échafaud

en travers de sa trachée
ses mots d’enfants s’écoulent comme une liquide adultère
cruauté de tous les états dévorants
ne disposant d’aucune image fixe
échec public de ses constants universels

sur la scène morose de son théâtre en feu
un pianiste enfant de choeur
joue étrange quelques accords de listz
aux sonorités atroces
syncopes délirantes
derrière lui se joue le film de sa vie
enregistrée à son insu
lorsque tout allait mal
le pianiste nu s’active sans jamais faiblir
amoureux des blanches et des noires
hantant chaque fréquence comme un opéra en couleur

hurlement de l’ex enfant
la base aux lèvres
il découvre ce monde qui ne lui ressemble plus
avide de redevenir ce qu’il était
théâtre d’une cruauté délirante
comme une épidémie de peste

lorsqu’il rêve il ne se sent pas rêver
mais lors que le sommeil l’envahit
qu’il résiste entre ces deux mondes
c’est là qu’il se sent enfin exister
avec le bonheur de construire de ses idéaux son demain
dans une réalité qui ne semble plus lui échapper

son corps électrique refoulant le concret
refuse ce qu’on lui propose d’humanité
scenario bizarre
mots qui ne répondent plus à son appel
dans une série de phrase sans image

le folie gronde au loin
mais de plus en plus prêt
au milieu d’une foule qui marche
rapidement
qui l’ignore
comme s’il n’existait pas

son corps est une composante qui n’est plus sien
flottant dans un rassemblant mental
auquel il ne croit plus
cosmogonie individuel

dans cet hyper temps
il gravite dans sa propre âme
réfutant l’évolution de son état vide
un vide actif

ce néant colossal s’écrase sur les volumes collectés
par la sensibilité de ses communications non verbales
d’un astre nocturne à l’autre
il navigue sans lumière
dans l’urgence d’une chaleur prêt à le consumer

sa graphie informe lui fait oublier
les petites lettres fines d’écolier introuvable

le garçon écrit sa vie
par des mots sans organe que personne ne sait déchiffre
faisant de son envers un endroit
prêt à s’embarquer vers l’impossible
à la recherche du perdu
envoyant l’affection qui lui reste dans ces mots que personne ne lira
gardant l’arrachement nouveau comme nouvelle forme de conscience

la douleur
la haine
lui donne l’envie de créer
et donc d’exister

#421

j’angoisse d’être un autre
ne pas retrouver la souffrance bénévole
pouvoirs puissants de la réincarnation mortelle
au sein de l’audace maladie dans mon combat quotidien

mon périple personnel
sous l’égide théologique que je m’empresse de démolir
est une fenêtre sur le monde sans itinéraire
vision critique de mes engagements lyriques subjectifs et sentimentaux
trouvant son appui dans la déchéance et le rejet
travestissant la regret et la honte de la folie miséreuse

je cherche l’homme transgressif et l’enfant-violence
qui saura trouver en moi la compassion sans répulsion
objet auxquels je voudrais m’identifier
sans plaque ni plafond de verre
obstacle infranchissable

le divorce incongru entre l’âme et l’esprit
au profit du corps décharné
désire la violence de la séparation animale
jungle de sentiments complexes
se mêlant à un sommeil s’éveillent dans les poubelles de paris

ici je ne vole pas
je ne rêve pas
j’absorbe les substances synthétiques du voyages
offrant les images de l’inspiration bénévole
déplacements vers le fourbe et l’intime

vivre c’est partager ses combats
et se soulager de ses défaites en les faisant porter
mécaniser les médisances étranges dans les rues
ou je pose mes pieds l’un devant l’autre

je voudrais me déplacer coucher
pour qu’on ne me remarque plus
mais la tête haute
devant les mâles affolés

pour trouver des raisons de vivre
je détruis tout ce que j’ai aimé
pour souffrir
écrire les regrets
et revivre dans les créations
sur un air maladif et mélancolique

dans cette dichotomie explosive
je fais la rencontre de l’art éperdument créatif
fraternité entre la passion et le geste
hédonisme azur du feu s’introduisant dans la nuit d’hiver

instant second

fragments s’instants vifs
produisant
l’heure d’une autre nuit

quand tu vies je partage
portant le feu qui éteint l’eau
au sommet d’une montagne de silence
secret de nos souterrains remondis

les désastres aveugles
ensanglante les humiliations de notre impitoyable surprise
contraction des constructions inaltérables

inerte

pourquoi la nuit ne me parle plus
quand je cherche les pensées éveillés au creux de tes mains
mes réflexions singulières entre deux livres de barthes
survivent sans choquer ma raison
intelligible

détaché du jour
je cherche la liberté de regarder ce qui me parle
dans l’obscurité douce et reposante
celle que tu n’éclaires plus

le chant d’un oiseau hasardeaux
me décrit l’heure que je voudrais ignorer
préférant attendre la chaleur de la rencontre
et des souvenirs mielleux

je repense aux hôtels froids où j’ai dormi sans but
pour échapper à la frénésie des pas qui s’approchent
jusqu’à se fracasser sur ma porte-chair

le sommeil d’un instant écoute le craquement des fenêtres qui ferment mal
éclairé par la conscience insensible de la nuit malléable

je repense à ma vie primitive
ère révolue qui me hante chaque nuit
quand je revis ces souvenirs que j’ai vomi

tes yeux fixes me rassurent
quand ta joue chauffée par les baisers s’approchent de moi
imaginaire dans lequel je me donne tout entier

je repense aux cités que j’ai longtemps désirés
tirant sur les fil des heures où je marche
tandis que les morts se réveillent de leur insomnie

d’ici je fais reculer le soleil et le sommeil
dans une situation inconfortable bouleversant mes mondes désorbités
qui sondent les paupières détendues par la musique nocturne

je repense aux instants où je ne savais plus qui j’étais
simplicité première de l’existence animale

paroles

mot à l’eau
paroles transparents
dans l’imaginaire de l’amitié violence

tumulte agréable
clameurs de la violence
prise du pouvoir sexuel

tous les navires du monde
bouleverse les passages singuliers
tombant de mes mains frêles

frémissant au départ des fuyards
les morceaux de cuivres animés
s’écroulent dans les prisons animales

trépas

bois la lumière en attendant le jour
jusqu’à l’insomnie de des souvenirs sourds
les corps élancés des garçons d’autrefois
s’immolent sur les terrains vagues devant moi

à la place
des charmes
trépasse
ta flamme

devant l’innocence des errements
je vomis la place des rires insolents
désirs des horreurs des nuits innocentes
regarde les atrocités dépassées latentes

optimisme

les feuilles tombent
et nous tentons
de les attraper

derrière nous
le feu des allumettes abandonnées
dévore les couleurs affamées de l’automne
les gris assoiffés
les pastels antonymes aux décibels acquis

sirène de printemps

en marge de la violence du vent
ta jeunesse en vide et fragile
s’engouffre vers demain
ce demain qui se dessine sur mes ongles brisés

l’art n’est qu’une posture
rapidement une imposture
à l’ombre de nos idéaux encadrés
emprunté à une humanité que nous aimons détesté

les feuilles tombent
et nous tentons
de les attraper