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Catégorie : Non classé

le poids d’un atome

le bruit frêle des réminiscences se débat
dans l’écho d’une vague nausées
émiettée le long d’une autoroute métaphysique

les contrôles dichotomiques
entre les yeux et la peau
ne suffisent plus à affronter les catalyseurs autrefois dissuasifs

pourquoi

nous sommes des animaux
vivants par les morts
respirant l’air des vivants jusqu’à les asphyxier

sur la route sinistre de l’exile
les véhicules tristes et sourdes qui ne parlent pas notre lange
engloutissent le désir
entre les gouttes
entre le vent
jusqu’à la clepsydre renversée

gagner n’est pas une option

la distance n’est plus calculable
alors que ton coeur brûle dans une ampoule de tungstène

cette année est encore trop sombre

négativité

nous étions proches
languissant notre vie dans un trou de ver
de l’autre côté d’une vitre brisée

la distance venait de volé ce qu’il restait de souffle
et le gel anéanti notre espoir
dans une économie d’intimité qui respirait nos espoirs

l’intersection était inévitable

incapable de lire une carte
tu tenais ma main fermement
mais mes yeux clos te guidaient de même

ambiance de fin du monde
ambiance de fin immonde

persistant

la gelée était douce
quand nos premiers pas violaient la neige
et le froid

le chemin aléatoire bégayait
incapable de concilier nos idéaux
à travers la distance implacable

dans la rivière de sang je lave mes blessures antérieures
espérant qu’un miracle
ou une apparition
me redonnent espoir en toi

j’étrangle le jour
murmur profond
attendant la fin du chagrin naturel
à la surface gelée et fragile

comme toi

comme nous

les secondes s’écoulent et boitent vers nous
à la fois héroïnes et méchantes
ni vraiment vivantes
ni vraiment mortes

les couleurs douces de la nuit
dont la mort s’annonce
rassure nos choix physiques

sévérité du besoin

blessure ouverte

froid
froid
comme il froid
dans cet été relatif
chevauchant ta peau de pierre

les dialogues stériles
haranguent le vent viole face à l’océan

mes yeux tournent
fixent l’horloge accusatrice
le temps est une cage
et son visage canari aux lambeaux de peau déchirés
tente dans un dernier exploit de panique
d’imaginer une issue

le vacarme de tes fantasmes
encerclent l’hiver qui mâche tes espoirs
vomit l’impuissance de la miséricorde

le route du temps est trop étroite pour toi
le température s’envole et t’emporte
faisant peler ce qu’il te reste de peau
confusion des genres qui inondera bientôt des bandages

passager de nuit

rien n’est plus présent que maintenant
l’échelle fébrile entre mes mains
construite sur le reste de tes os
amène sur le toit d’un amour louche

d’ici je domine l’angoisse de l’existence
j’écoute les cris de ceux qui ne seront bientôt plus que viande
et dont même le souvenir s’effacera

je touche le temps
coupant la violence de l’âge avec une lame émoussée

au loin le pont de notre rencontre saigne
tandis que les secondes assassines
chuchotent à Machiavel
la description des monstres qui hantent nos passés

j’ai faim de toi
mais je n’ai que pour seuls restes
un panier de poison ardent

champ gravitationnel

volume
profondeur
ton rire arithmétique séquestre la raison
sur le chemin bordés d’as de pique

loin duc peur et près du monde
le sable où ta respiration prend appui
devient moteur
combustion
explosion

la physique des sentiments
la métaphysique des bourdonnements
écoutent l’écoulement de ton sang qui s’effiloche
le long d’une formule mal acquise

chaque chanson est une formule
chaque formule est une expression
volant l’amertume de la raison

destruction

au fond de mon âme
je conserve une trace de ta présence amère
en attendant la dispersion syntaxique
des mors d’amours qui se dispersent

je vole
je navigue
je pleus
sur l’angoisse sur souvenirs révolus
destinés à dissoudre l’avenir
bâti sur tes yeux bleus

à l’abri du passé
je scrute l’impasse où tu gît
martyr de la violence accrue
tu écris quelque mot sans fantasme
myriade d’échos

dévouement

la mort insipide
renvoie au néant
source de nouvelles analyses
d’un réel sans arrivant

où être vous
créatures irréelles
cherchant la volonté du passé
sous les arcanes de l’audace

passéiste sans domaine
j’avance dans les hésitations extrêmes
ultra monde d’un rêve absolu
où les printemps révolus
s’envolent dans une connivence absolue

hurlement

je suis né une nuit
sans mode d’emploi de la vie
pendant un feu d’artifice
dont je ne garderai que les vices

la vie est un apprentissage pour lequel je suis médiocre
petit blond naïf, corps chétif, je navigue à vue
dans les ardennes d’arthur, grises et monotones
la mort par contre est une leçon de vie, violente et magistrale

la mort est venue me voir un jeudi
sur le petit chemin du jardin près de la véranda
peut être que la véranda n’existait pas encore
elle s’est baissée pour me parler
et j’ai compris que c’était mauvais signe
les grands ne se baissent jamais pour pzrler a un enfant

chemin ouvert
vers une chambre rouge
fermée
dernières paroles muettes
au creux d’une oreille sourde
blanche
épitaphe

saint-charles accueilli ce départ injuste
et moi j’accueillis l’hiver
parce que le trmps passe et passe
sans demander son reste
et bientôt il ne reste que le temps

j’accueille la vie, j’accueille l’amour
je rencontre la différence
ou plutot on me présente la différence
quelle différence ?
je ne l’avais pas remarqué
je me sentais si naturel

la différence a un joli visage poupon et s’appelle frederic
il est grand, brun avec de jolis yeux verts
la différence me plait
mais la différence n’est pas aussi différent que moi
alors pour lui je reste normal

sexe indécis
organe pressé
retard déficitaire
hormone organisée

chasse aux aurores
frasque d’horreurs
premières rencontres
premiers amis
les instants imbéciles hurlent devant moi
avec celle qui enfanta jusqu’à là

obstination de la joie
bonheur temporaire
je cherche l’audace d’exister à travers moi
recherche de plaisirs, singuliers, solitaires
l’autre est toujours un ennemi

et la mort encore rode, rode encore
les cimetières de ma vie se remplissent à profusion
plus que se vident mes larmes mouillant mes oreillers
parce que quand on est moyen, presque grand, on n’a plus le droit de pleurer
ou plus devant les autres

nuits lacrymales
draps amers
sur les vasques de l’espoir
où coule demain

face b d’une existence mal contrôlée
je souffre dans un silence imposé
sous une sépulture de remords
agrémenté de regrets

le temps énigmatique poursuit l’adolescente
qui refuse d’en être une
et mon futur nécrologique s’inscrit dans un ruisseau
s’écoulant sur les stèles d’un ennui certains

enfermé dans la honte et l’immonde
je repense au passé qui blesse
je repanse le passé oblique
de cette existence problématique

l’existence est une usure latente qui menace de ceder
et moi je ne suis que moi sans oser me regarder
poisson soluble dans un marais naïf
je maeche dans les souffrances captives
d’un environnement hostile

journée sans heure
année sans noël
bombardements de pleurs
village secret

poursuite du bonheur
lutte de classes
sexe à l’horizon
maintenant c’est demain

a l’aube d’une seconde vie j’écris la souffrance
d’être prisonnier d’un carcan personnel
oublié par moi dans jne adolescence flasque

les passions perdues et les rêves de gloire
oubliés et noyés dans les hormones de raisons
accumulent les regrets de pensées nocturnes
aux senteurs urbaines et aux pellicules grises

candeur terminée
naïveté bouclée
sexualité endormie
corps embrigadé

dette

je suis né une nuit
dans le délire aléatoire d’une cargaison sonore
je suis la désobéissance d’une nuit d’automne
tonnant dans le paiement de mars qui meurt
juin qui naît dans un rêve en grand
au cœur d’un crâne indestructible

je suis quelque part dans un monde fédéré
au courant des familles syndiquées
revendiquant les crimes sanglants
qui sautent à la gorge de la vie
morsure du temps agaçant

je suis en accord avec cette jeunesse mortifiée
morve d’une attirance légale

je suis un animal en cage
a la capacité codée par l’univers silicone
je suis la transformation réelle d’un monde en mouvement
a l’extérieur de l’imaginaire je loue les capitaux de l’ancien
petite fracture
grande blessure

je suis la morsure d’un humain momifié par l’antique référence
anéantir par les espoirs formels de trace-écran

je suis une âme cryptée par un code moribond
se réincarnant en une existence folle
oui je suis cette folie
cette déchirure anarchiste entre la conscience et l’animosité de ma part morte

je suis l’écriture sans syntaxe
entre deux phrases non liées
je suis tes fautes de grammaire
je suis t’es paradoxes et tes amalgames
je représente chacune de tes erreurs
je suis le symbole de tes échecs

perdu dans un tableau sans couleur
les pinceaux de la gloire
glissent sur les contours boisés qui abîment le temps

je suis les regrets
je suis tes remords
je suis nos chemins d’espoir
je bois nos gloires carmins

j’appelle ici ta bonté
j’invoque l’agencement sacré des nos idéaux

allons vers les eaux glacées
où je me noie chaque nuit
gratifié par la glace qui m’emprisonne

je suis ton asphyxie flagrante
je suis ta mort nerveuse
je suis la pendaison de tes pensées

au bout de mon doigt
regarde l’archétype de mes jours
vomis l’espoir des tes nuits
où se désagrège la matérialité de tes cieux

je suis l’air d’autrefois
j’ai l’air d’une mise au point
je suis le départ incarné vers l’au delà

les souvenirs importantes se suicident devant mes yeux
déviés par ma mâchoire arrachée par une balle qui traverse mon cerveau
avachi sur un matelas que je ne quitterai jamais
je remplis des poches d’excréments en attendant la mort venir

je suis l’attente
je suis la capture du temps que je subis

mon visage qui n’existe plus
est un marché conclut entre deux mondes
exprimant l’horreur d’être loin de toi

je suis la mort qui refuse de me pénétrer
je suis la vie qui refuse de me quitter