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Catégorie : Non classé

La nocturne

Inconnu qui tient mes doigts dans ta main
Sans l’amour, tout sera inutile
La distance et le lointain périront
Dans la supposition et les différences

Adepte de l’affectif
Addict aux sentiments
Je signe de la pointe de l’amour
Le serment de la nuit singulière

Ton âme suspecte et l’amant incertain de nos heures destructrices
S’abandonnant à la chaleur des corps qui suent
Et moi seul et plaintif
Je pleure l’unique matière temporelle qui me guette

Ta vie passée se conforme à mes désirs
De cette vie autour des conséquences de l’aurore qui périra avec toi

Mets ta main sur mon épaule
Et guide moi vers l’au-delà
Ou si tu préfères amène moi vers le procès de bienséance
Où je serai jugé en haut de cette pierre qui domine la plaine
Antichambre et bibliothèque de nos présages
Qui naviguant à des kilomètres de la côte

Prudence
J’emerge lentement de la lune en ta compagnie
Alors que je me suis couché seul dans l’idiotie d’hier
J’aimerais renaitre en haut d’une colline de cher où tu seras mien
Croulé sous les baisers nocturnes d’une relation charnelle
Quand tes vêtements sera à terre
Que les pulsations de ton coeur se synchroniseront avec le mouvement des mes hanches
Que ciel terre et mer s’aligneront sur tes caprices

Pose ton regard sur mon corps
Tes lèvres ambrées sur les miennes
Car je suis l’amant de ta nuit

Le toucher de ta peau
M’emmène vers l’océan de candeur où plus d’une fois je t’ai rencontré
Echappé avec une barque qui fuit
L’amour est une mort programmée

J’ai lu chaque des lignes de ton livre émotionnel
Mais j’apprends encore en te regardant
La signification de tes cris victorieux et de ton orgasme insidieux
Poèmes nus qui ne font pas que le bien et qui parfois blessent

Quand j’aurais refermé ta couverture
Je m’endormirai en pensant à l’autre
Qui demain sera près de moi
Et toi où seras tu ?

Chute

laisse moi m’enfoncer
dans ce lit de soleil
claque mon visage entre tes pages
tel l’oubli de la feuille séchée
pétales en tissu mince et doux

tu es la libellule d’été
aux ailes teintées de vitraux
partant vers la folie atone
d’un mois de juillet
qui refuse mes avances

Adhesion

J’ai vu la chute
De sa délicate petite oreille
Yeux fermés
Lèvres amarantes fendus
Soupirant un regard silencieux

Sa chanson oscillante
Caresse le poids de son corps
De la paume d’un main de velours

Les muscles de son cou
Rythme de l’amour suintant
Faiblesses consumées par la liquidité
De ses hanches parallèles

Je construis la timidité de ses cheveux
Transportant le battement d’ailes
D’un oiseau équestre

Ses mots envahissent
Les denrées rares fouettées
Par le bout de ses griffes acérées

Sa chemise ouverte
Laisse entrevoir sa peau lisse et brillante
Le tirant vers la lumière de l’éclair
Tonnerre des cieux
Tranchant avec la nuit latérale

Alors ses mots se désintègrent
Dans l’air qui l’étouffe dans le vent
Dispersion de ces cendres dorées
Dans un vague paradis bleu
Et personne n’a besoin ou n’a été pris en charge
Pour les posséder

Folie en dix actes

I. Une chanson maudite
Il répondit à l’appel de l’infini,
En parcourant un nouveau monde illimité,
Loin, tellement loin, sans frontières.

Solitaire, il joue une chanson maudite dans les ténèbres profondes,
Une chanson qui pleure son âme.

Pris dans son monde,
Je joue mes chansons dans le vide sidéral,
Sans personne pour les entendre,
Sans personne pour me regarder.

Pour moi il est un héros,
Qui a passé toutes les épreuves
De cette vie qui l’a rendu plus beau.
Ici, il ne sera jamais plus rien.

Ce n’est qu’une chanson maudite qui siffle pour son âme.

Murs en ruines des flammes,
Il ne reste plus rien de nos rêves,
Le ciel s’effondre,
Accablé par un rêve étrange et pénétrant,
Ne craignant pas la noyade.
Devant moi son corps se décompose.

La lueur de vie disparaît des images de son visage,
Les souvenirs deviennent douleurs
Et cette chanson maudite joue pour son âme.

Aucun appel ne sera entendu,
Pas de croix, pas de marques sur votre tombe.
Il est déjà si loin.

Voir son ombre marcher devant lui,
C’est tout ce que je veux voir,
Où est sa voix qui hurle mon nom en écho ?
Pourquoi ses rêves ne peuvent-ils pas être réalité ?
Pourquoi n’entend-il pas mon appel se rapprocher ?

Pour moi il est un héros,
Qui a passé toutes les épreuves
De cette vie qui l’a rendu plus beau.
Ici, il ne sera jamais plus rien.

Le vide froid laissé après sa présence,
Déchire mon âme démesurée.

Ce n’est qu’une chanson maudite qui siffle pour son âme.
En espérant que de l’autre côté il m’attendra.

II. Le regard en arrière
Dernier regarde sur le passé.

L’eau passe sur les vagues implacables de la Seine,
Depuis que je l’ai vu pour la première fois,
Ses désirs solides, son sang rouge,
Implacablement diffus dans la rivière,
Pourtant si confuse.
Si puissante.

Tout a commencé par une locution d’amour,
Terrible confusion,
Pourtant, si honnête,
Se transformant en un désordre rouillant.

Son parfum a changé avec le temps,
Assis en arrière-plan
Regardant un dieu païen,
Prenant soin du temps et de la distance,
Qui d’ici semblait infinie.

Sortie quotidienne,
Tellement proche, mais pourtant si éloignée,
L’impression de croître dans cet univers vaste,
Jusqu’à ce que je lui dise qu’il m’appartient.

Aucun de nous ne l’admettrait jusqu’à ce moment-là,
L’existence probable de l’autre.
Mais pourquoi ?
Pourquoi la torsion stupide de nos destins croisés ?

Le premier saut dans son monde,
Vaste, incroyable, intrigant,
Est un regard dans ses yeux calmes et glacés,
Congélation, sous les flammes des désirs.

Sentiment que je ne peux même pas sentir au maximum,
Que je peux encore moins décrire …
Présence charmante, au-delà de notre monde.

Corruption du réel,
Que je touche sans les gants,
Un amateur devant le ciel.

La chaleur de ses câlins serrés mais doux,
Pourrait devenir si dissuasive,
Tandis que le temps dure encore si longtemps.

Pourquoi sa mémoire me hante ?
Pourquoi me soulève-t-il,
Dans une fosse de désespoir où le passé grouille ?
Pourquoi ?

III. La nuit éparse
Oui, la nuit est passée par le sommeil,
Et sa poésie par la place.
Je dois continuer à l’écrire,
A le décrire de mes mots,
Mais j’espère qu’il ne me décevra pas.

Profonde, noir, épaisse nuit,
Éblouissante de passion brûlante dans mes yeux.
Le clair de lune se répand tout autour,
Dans des parfums intriguants,
Urnes de sang,
Forçant telle force furieuse
Que je le retiens,
Intoxiqué par le vin sucré,
Des mystères nuisibles dans mon esprit embourbé.

Une force convoque autour de moi,
Les forces d’un océan magnanime.
Sois ma dernière aventure,
Sois ma chasse,
Sacrifie-toi à moi,
Et puis, tue-moi.
Transforme moi en néant,
Je veux faire partie de toi.

IV. Le fog
Every day is a blessed time
Where I’m looking for you in the cursed night,
While my heart’s flying freely.

Abandoned in the smoke,
Looking for sighs,
Searching for someone to hold.
I’m imprisoned by your loneliness.

You’re my best friend, you’re me brother,
You’re my lover, you’re me beer,
You’re my derr,
And I see you in my dreamless nights
Turning into sleepless dawns,

Now wrapped in cigarette smoke,
You’re naked body seems calling me.
Giving me a few minutes break.

The smoking noise of pubs became nothing but an empty silence,
The busy londonian streets seem more abandoned, than a ghost dream.
And I’m off…

Where is my home now?
In my own empty world,
In my lonely castle,
Inside your cage,
I just want to love someone.

The silent walls around your world,
Are staring at me.
That’s all that remains.
Through the opened window,
Though the tiny keyhole,
Your nights are captivating my creepy soul.

And you are just a passing mirage.

V. L’échapée
Emprisonné par les ténèbres obscures,
Chuchotant les dernières prières saturniennes,
Que personne ne veut entendre,
Tes yeux mauvais regardent en derrière,
L’attente d’un silence qui gronde,
Quelque injure dans mes oreilles.
 
L’insanité se rapproche,
Dieu aide moi.

Dieu ?
 
Silence.
Sourire maléfique.

Une créature d’obscurité,
Souffle sans cœur,
Et laisse ma bouche,
Une forte saveur de mercure.

Et moi je cours,
J’avance vers notre prochaine étape de vie,
Je cours toujours vers ton corps,
Et je vois,
La terreur m’attendre au coin du boulevard Hausmann
 
Oublie l’espoir,
Personne ne viendra t’aider,
Personne.

Personne.

La douleur s’échoue,
Aux barreaux d’une cellule.
Pourquoi ne s’arrête-t-elle pas?

Parfaitement isolé,
J’attends la colère de tes choix.

Suis devenue fou ?
Est-ce trop tard ?
 
Traîné dans le couloir de ta prison,
Une voix faible m’appelle,
Et lentement, se transforme en rire d’un fou.
Seule la mort me sauvera.

VI. L’horreur
Pourquoi es-tu caché dans le noir ?
Pourquoi porte-tu ce masque ?

Ne blâme pas ma curiosité,
C’est mon seul moyen d’exister,
Depuis que je ne dors plus la nuit,
Caché au fond de l’obscurité,
De ton monde glacial.  

Je construis des murs autour de toi,
Des murs qui me bordent de l’éternité,
Tandis que toi tu dis me voir,
A travers les briques rouges.
Tu prétends pourvoir m’aider,
Alors que je ne souhaite que ton regard bleu.
 
Une nuit de trop,
Où j’étais une fois de plus éveillé,
Mes yeux se sont ouverts en grand,
Cœur battant et palpitant,
Pendant que l’obscurité aspirait la totalité de mon air.
Mon sang coulait froid,
Et le temps s’est gelé dans un morceau d’éternité.
 
Le sentiment familier de l’enfance
Danse des mouvements macabres
Où chaque partie du corps joue leur jeu maléfique
Et aucun d’eux n’obéit à mes volontés.
 
La tension continue de croître,
Je sais ce qui se passe ensuite,
Je continue d’espérer ce désespoir.
 
L’ombre se rapproche,
Je suis sur la défensive,
Craignant de perdre la raison.
Bientôt, mes mains froides coulent sur mon corps,
Juste avant que le serpent ne me traîne dans son trou noir.
 
La lumière du jour touche ma peau humide.
Jeu pervers sans fin.
Notre maladie sans remède,
Cachée derrière ce sourire,
Dilué dans un verre d’eau,
Attend la beauté d’un visage.

VII. Le mur noir
En pensant à toi,
Le passé revient,
Je t’imagine ici avec moi.

Pas besoin de mots,
Je suis heureux de notre silence,
Même si je le criais,
Tu ne comprendrais pas.
 
Entre les barrières,
Je crains que tu ne sois perdu,
Comme une autre victime scandalisée,
Par mes chaînes brillantes,
Se liant avec une ligne sans fin.
 
Dans l’ombre,
J’ai peur de perdre ta main,
D’être bientôt perdu,
Trop loin de ta présence aspirée par le noir.
 
Dans tes yeux,
Je vois le feu antique.
Mes mains atteignent les tiennes.
C’est ô combien important pour moi de pouvoir te toucher.
J’ai perdu mon destin,
Mais je retrouve un chemin en toi.
 
Mes mains atteignent les tiennes.
J’écoute tes promesses,
Sur les vagues de notre océan rouge.
Tu promets tellement bien.
 
Entre le ciel et la terre,
Je crains que nous soyons pris au piège
Dans deux mondes différents et parallèles.

Entre lumière et sombre,
Je brûle tes cendres.
Libère-moi.
 
Attaché à cette chaise,
Dans cette pièce sûre et chaleureuse,
L’incendie de dualité recommence,
Là où je t’attends.

Sais-tu que je partirai,
Quand ton cœur fissuré s’ouvrira ?

VIII. La liberté
Je ne me soucie plus de la fin.

J’ai bu juste assez pour être ivre,
Peu importe où l’aube me trouvera,
Qu’adviendra t’il de moi ?
Peu importe.
Je ne m’intéresse à la suite.

Quoi qu’il en soit, ce fut le meilleur jour de ma vie.
Je me fous des tristesses à venir.

Il est encore temps de profiter de la la pluie,
Même si l’aube nous attend en contrebas.

Trébuchant dans la fumée d’un bar de Parmentier,
Je ne me soucie plus de ton amour.
Je ne me soucie plus que de l’alcool.
Je ne me soucie plus que de l’aube.

Les regrets sont morts,
Et les remords sont de grès.

Ivre d’alcool,
Ivre de liberté,
J’invente un monde où la colère est saine,
Où je détruis ce qui m’efface.

Je suis apparu dans un monde,
Dont je ne me soucie guère,
Où ta présence fortuite,
A illuminé quelques nuits.

Maintenant je cours,
Après la liberté de vivre,
Dans l’obscurité que tu as laissée.

Parce que maintenant je sais que je suis en vie.

IX. L’opéra
Le théâtre du bout de la rue est aveugle,
Abandonné,
Vidé de ses sièges.

Chaque tombée de rideau est une petite mort,
Qui ne susbsite que dans le cœur de ceux qui ont la passion.

La force interdite,
Remplie nos immenses espaces,
Où autrefois je me sentais serein.
Mais les gens sont partis,
En laissant derrière eux le silence,
Et ma tête qui bourdonné des mélodies passées,
Les soupirs du noir et le rire du jour.

Mes rêves fous,
Ceux qui mènent au cœur agité,
Ceux qui font tuer ton âme brûlante,
Force qui les cendres de ton incendie intérieur.

Un jour,
Quelqu’un écoutera,
L’amour de minuit

Sous le silence vide,
Derrière les mots remplis de mensonges,
Depuis plusieurs années,
En contrebas,
J’attends mais sais que tu ne viendras pas aujourd’hui.
Encore ce soir,
Les espoirs ne mourront pas,
Mais ils brûlent un peu plus chaque jour.

Depuis des années,
Les orages et les ombres de la mort,
Poursuivent les buts visibles,
Les nuits où rien de tangible,
Ne rassurent le sentiment.

Le sentiment fort,
Comme celui qui m’empêche de t’appartenir,
Est une histoire aigre-douce,
Allégorie d’espoirs, et de rêves,
Destinés à être écrasés.

Le bon chemin n’est pas celui qui est pavé,
Avec de la sueur, des larmes et de l’agonie,
Mais la vie et la mort qui jamais ne semblent pertinents,
Mais donnent un certain prix,
A cette amour de minuit.

X. Chapitre 10
Les chaines d’aciers s’envolent,
Vers les ténèbres vacillant dans le noir satiné,
Brillance de sang.

Le silence coule,
S’envole.
Il est parti sans moi.

Ce soir je sais,
Que personne ne viendra jamais marcher,
Sur les sentiers de mes gloires passées.

Ces luttes que j’ai autrefois gagnées,
Se dispersent dans la chaleur de tes yeux
Cette paire d’yeux rouges,
Toujours en train de me regarder depuis l’obscurité.